2012/03/18

Installer VMware Player

VMware Player est un logiciel de virtualisation aussi facile à installer qu'à utiliser. Il est totalement gratuit si on n'en fait qu'une utilisation domestique. C'est le logiciel que je préfère lorsque je veux virtualiser un système d'exploitation.

Comment installer sous Windows :
  1. Créer un compte gratuitement sur le site de VMware
  2. Télécharger la dernière version du programme d'installation
  3. Exécuter le programme
Comment installer sous Linux :
  1. Créer un compte gratuitement sur le site de VMware
  2. Télécharger la dernière version du programme d'installation pour sa distribution de Linux
  3. Exécuter le programme avec la commande « sudo sh VMware-Player-VERSION.bundle » (Tiré du document «Getting Started with VMware Player 4» qui se trouve sur le site de la documention de VMware Player)
 Pour le reste, qu'on soit sous Linux ou sous Windows, la manière d'utiliser ce programme reste la même. 

Pour créer une nouvelle machine virtuelle, exemple avec Kubuntu 11.10 :
  1. Ouvrir VMware Player
  2. Choisir « Créer une nouvelle machine virtuelle »
  3. Choisir où se trouve le disque d'installation de notre OS ou un .ISO (c'est un fichier image du disque d'installation). Puis, cliquer « suivant ».
  4. C'est ici qu'on commence à apprécier la convivialité du logiciel. On nous demande d'entrer déjà notre nom d'utilisateur et mot de passe. On remplie les champs et on clique « suivant ».
  5. On spécifie le nom qu'on veut donner à la machine et le dossier dans lequel on veut que tous les fichiers de virtualisation soient sauvegardés. On clique ensuite sur « suivant ».
  6. On choisi l'espace maximum du disque dur et s'il doit être enregistré en fichier simple ou multiples selon le besoin. Puis, « suivant ».
  7. On nous affiche un beau résumé de ce qui va être installé. Si on a des besoins plus poussés, on peut cliquer sur le bouton « modifier les composantes matérielles » et on aura accès au nombre de processeurs, à la quantité de mémoire vive et de mémoire graphique et aux autres options qu'il est possible de configurer pour notre ordinateur virtuel. Le matériel peut toujours être modifié plus tard en cliquan dans le menu « Machine Virtuelle » de l'écran principal.
  8. On clique « Terminer » et on devrait voir le système s'installer parfaitement en demandant un minimum d'interaction sinon aucune interaction de notre part. Il se peut que VMware nous demande d'installer des outils supplémentaires nécessaires au bon déroulement de l'installation dès l'allumage de la machine virtuelle. Il suffit d'accepter de les installer, puis on n'a qu'à aller s'occuper tranquilement pendant que le logiciel termine l'installation de la machine virtuelle.
C'est aussi simple que ça. Pour le reste des fonctions, la documentation en anglais peut vous aiguiller. Un dernier conseil, la plupart des ordinateurs récents disposent dans leur BIOS (voir la procédure au 5e paragraphe de ce lien pour avoir une idée de comment entrer dans le BIOS) d'une option de « virtualisation par matériel ». Il est avantageux d'activer cette option pour ensuite pouvoir activer la virtualisation par matériel dans VMware Player. Cette option améliorera les performances de votre ordinateur virtuel.

Quelques photos tirées de mon utilisation de VMware Player 4.0.2 sur Kubuntu 11.10:
1. Écran principal de VMware Player

2. Installateur - choix du média d'installation


3. Choix des performances matérielles à allouer

4. Configuration supplémentaire pour Kubuntu virtuel
5. Installation des outils supplémentaires pour une installation plus facile

2011/12/28

Mettre ses disques durs en veille

Quand on a plusieurs disques durs dans son ordinateurs, on peut se sentir embêté quand on sait que certains ne servent principalement que pour de la sauvegarde et tournent toujours même si on ne les utilisent que rarement.

Laisser ses disques durs tourner pour rien crée deux problèmes :
  1. Un gaspillage d'énergie.
  2. Une usure inutile des pièces mécaniques des disques durs.
Cependant, ralentir et repartir des disques durs trop souvent peux aussi créer plus d'usure sur ces derniers. Il faut donc bien y penser avant de créer des règles de mises en veilles qui pourraient être plus néfastes que bénéfiques.

Sous Linux, quelques bons outils sont à notre disposition pour régler ces deux problèmes. Ils permettent de mettre les disques durs inutilisés pendant un certain nombre de temps en veille. Les plateaux arrêtent de tourner ce qui diminue l'usure des moteurs ainsi que la chaleur produite par ceux-ci.

La première étape est de déterminer quels disques durs on veut mettre en veille. Pour avoir une liste complète des disques durs installés dans son ordinateur, il suffit d'utiliser la commande sudo fdisk -l. Cette commande crée une liste de tous les disques durs vus par l'OS.

Pour dire à Linux quels disques on veut arrêter il faudra noter leur chemin d'accès. Typiquement ce chemin est de cette forme : /dev/sda où la partie « sda » peut varier. Les disques durs sous Linux sont nommés par une variation de la dernière lettre de cette partie (sda, sdb, ... sdz pour 26 disques durs par exmple).

Dans mon cas, les disques durs que je veux mettre en veille sont les disques durs /dev/sda, /dev/sdb et /dev/sdc. Mon OS est sur le dernier disque soit /dev/sdd, c'est le seul pour lequel je ne créerai pas de règle de mise en veille.

Ensuite, il suffit d'inscire notre règle de mise en veille d'une des deux manières suivantes pour qu'elle prenne effet au redémarrage du système :
  1. Modification du fichier /etc/hdparm.conf :
    On ajoute une petite section par disque dur pour spécifier les paramètres de mises en veille. Par exemple,
    /dev/sda {
       spindown_time = 60
    }
    /dev/sdb {
       spindown_time = 120
    }
    /dev/sdc{
       spindown_time = 10
    }

    (Tiré du site externe en anglais : http://www.spencerstirling.com/computergeek/powersaving.html)
    L'avantage du fichier hdparm.conf est qu'il permet de spécifier plus que des politiques de mise en veille pour chacun de nos disques durs. Il permet de fixer d'autres paramètres qui sont décrit dans le manuel du programme hdparm et dans l'entête du fichier hdparm.conf. Si on ne veut pas jouer avec toute la puissance de hdparm, on est aussi bien avec la méthode suivante.
  2. Modification du fichier /etc/init.d/rc.local :
    Sous la section nommée « start », on écrit les lignes nécessaires, soit, dans mon cas,
    ...
    case "$1" in
       start)
          ...
          /sbin/hdparm -S60 /dev/sda
          /sbin/hdparm -S120 /dev/sdb
          /sbin/hdparm -S10 /dev/sdc

          ...
          do_start
    ...
    Les lignes en gras sont celles que j'ai ajoutées. Il faut faire bien attention de mettre un -S majuscule et non pas -s minuscule ces deux options ne sont pas du tout les mêmes.

Bien sûr, il faut éditer l'un ou l'autre de ces fichiers en tant qu'administrateur. Les commandes sudo nano chemin/nomDeFichier ou sudo vim chemin/nomDeFichier feront l'affaire.



À noter, j'utilise un temps de 5 minutes (-S60 équivaut à 60 * 5 secondes) pour mon disque sda qui est utilisé que pour quelques vidéos et surtout des fichiers de sauvegarde, un temps de 10 minutes pour mon disque sdb qui est utilisé pour de la musique et quelques fichiers de sauvegarde et un temps de 50 secondes pour mon disque sdc qui est en fait un SSD. Pour un disque dur mécanique, le temps recommandé minimal avant extinction pour ne pas mettre trop de stress sur les moteurs des plateaux est de 3 à 5 minutes.


Il est possible que la dernière commande liée au disque SSD soit inutile puisqu'un disque SSD n'a aucune pièce mécanique, mais je ne l'utilise jamais sous Linux (il ne contient que mon très lourd Windows 7 avec mes jeux PC). La commande ne cause aucun problème à mon SSD donc je la laisse des fois que le SSD interprète le signal et entre dans un mode d'économie ou quelque chose comme ça.

Avec ça, vous devriez pouvoir bien vous débrouillez pour créer des politiques d'économies d'énergie pour vos disques durs.

Notes sur la commande « hdparm » :
Ce programme permet en autre d'arrêter les disques durs après un certain temps d'inactivité avec la commande sudo hdparm -SXX /dev/sdZ. XX peut avoir une valeur entre 1 et 240 pour un groupement indiquer un nombre de groupements de 5 secondes ou une valeur entre 241 et 251 pour un nombre de groupements de 30 minutes. Les valeurs entre 252 et 255 peuvent aussi être utilisés, mais peuvent être imprévisibles selon le disque dur (voir man hdparm). Z doit être remplacé par la lettre de son disque dur. Le temps XX détermine le temps à attendre après un accès pour mettre le disque dur en veille.

2011/07/31

Installer Age of Empires II sous Ubuntu avec PlayOnLinux et Wine

Un des jeux assez vieux auquel je joue encore assez souvent est Age of Empires II. C'est un bon jeu de stratégie en temps réel qui est apparu aux alentours de 1999 pour Windows. Voyons maintenant comment le faire tourner sous Ubuntu!

On peut passer par Wine directement, comme je l'ai déjà fait pour Diablo II, et l'installation ressemblera beaucoup à une installation normale sous Windows. On peut aussi passer par PlayOnLinux qui offre une marche à suivre guidée de l'installation. Je pensais ne montrer que la façon PlayOnLinux cette fois, mais Ubuntu 11.04 m'a fait une étrange surprise. Je vais donc voir les deux méthodes.

Le matériel :
  • PlayOnLinux
  • Wine
  • Kubuntu 10.10 et Ubuntu 11.04 (Les distributions de Linux sur lesquelles on peut installer PlayOnLinux et Wine devraient aussi fonctionner.)
  • Age of Empires II - Gold Edition (Une version normale devrait fonctionner aussi bien.)

    Installation de Age of Empires II - Gold Edition sous Kubuntu 10.10 avec PlayOnLinux :
    1. Ouvrir PlayOnLinux.
    2. Cliquer sur le bouton « Installer ».
    3. Aller dans la section « Jeu » et sélectionner « Age of Empires II - The Age of Kings » dans la liste.
    4. Cliquer sur le bouton « Appliquer ». Une nouvelle fenêtre s'ouvre. C'est le début de l'installation guidée.
    5. S'il n'est pas déjà installé, PlayOnLinux installe Wine 1.2.1 automatiquement.
    6. PlayOnLinux nous demande si on veut installer « Gecko ». On clique sur le bouton « Installer » pour continuer.
    7. On nous demande de choisir quelle version du jeu on a. J'ai la version CD. Je choisis « Version CD » et je clique sur le bouton « Suivant ».
    8. On arrive devant un écran blanc. Probablement une petite erreur de programmation, mais c'est le bon moment pour entrer notre CD-ROM. On attend qu'Ubuntu aie fini de le monter et on clique encore sur « Suivant ».
    9. On nous demande le point de montage de notre CD-ROM. Dans la liste, on devrait avoir une entrée nommée « AOE2 ». On clique dessus et on clique sur « Suivant ».
    10. On nous indique de cliquer sur « Suivant » seulement lorsque l'installation sera terminée. L'écran d'installation d'Age of Kings devrait apparaître automatiquement comme dans Windows. On continue l'installation. On quitte le menu d'installation du jeu pour revenir dans PlayOnLinux. On clique sur « Suivant ».
    11. On entre la quantité de mémoire de notre carte graphique. On clique sur « Suivant ».
    12. On nous demande si on veut un raccourci. C'est au choix. De toute manière, on peut toujours démarrer le jeu à partir de la fenêtre principale de PlayOnLinux. On clique sur « Suivant ».
    13. On nous informe que l'installation est réussie. On clique une dernière fois sur « Suivant ».
    14. On installe « Age of Empires II - The Conquerors » en suivant la même logique.
    Normalement, c'est tout. Cependant, dans Ubuntu 11.04 le jeu n'a pas arrêté de me demander le disque pour jouer en solo même après avoir ajouté le chemin du CD dans la liste des lecteurs de Wine par l'utilitaire de configuration. (Voir l'article Diablo II section « Supplément 1 » pour ajouter un chemin de lecteur dans Wine et l'image 1 qui suit pour ouvrir l'utilitaire de configuration Wine dans PlayOnLinux.)

    Image 1 : Comment ouvrir l'utilitaire de configuration Wine dans PlayOnLinux

    Installer  Age of Empires II - Gold Edition sous Ubuntu 11.04 avec Wine 1.3 :
    1. Insérer le premier disque nommé « Age of Empires II - The Age of Kings ».
    2. Parcourir le disque et démarrer le programme nommé « aoesetup.exe » avec Wine en faisant un clic droit sur le programme et en sélectionnant l'option « Ouvrir avec Wine - Chargeur de programmes Windows ».
    3. Exécuter l'installation normalement comme si on était dans Windows.
    4. Procéder de la même manière pour l'expansion « The Conquerors ». Il faut simplement lancer le programme « aocsetup.exe » cette fois.
    5. Ensuite, il faut ajouter le chemin du CD nécessaire pour démarrer le jeu avec l'utilitaire de configuration de Wine. Sinon, le jeu ne le reconnaît pas. (Voir l'article Diablo II section « Supplément 1 »)
    Après l'installation, j'ai été agréablement surpris de voir que le jeu fonctionnait aussi fluidement que dans Windows.

    En résumé, je pense qu'avec certains jeux, il n'y a pas de solution rapide et facile. Il faut tester les méthodes qui s'offrent à nous et user d'ingéniosité pour trouver la petite option qui fait toute la différence. Bonne chance dans votre recherche!

    Voici les configurations sur lesquelles j'ai testé le jeu :

    Première configuration :
    Installation faite par PlayOnLinux
    Système : Kubuntu 10.10
    Processeur : AMD Phenom X4 à 2,5GHz
    Carte graphique : ATI/AMD graphics Radeon HD 5670 avec 512 Mo
    Mémoire vive : 8 Go
    Notes : J'utilise normalement un bureau composé de 3 moniteurs ayant les définitions suivantes : 1280x1024, 1920x1080 et 1680x1050. Pour avoir une vitesse de jeu fluide, je désactive deux écrans sur 3 et ne garde que celui à 1280x1024. De plus, je fais fonctionner le jeu à une résolution de 1024x768. C'est aussi une bonne idée d'aller dans le panneau de configuration et de désactiver les effets du bureau.

    Seconde configuration :
    Installation faite par Wine 1.3
    Système : Ubunutu 11.04
    Processeur : Intel Centrino double coeur à 2,2 GHz
    Carte graphique : Nvidia 8400M GS avec 256 Mo
    Mémoire vive : 4 Go
    Notes : Il n'y qu'un écran de 1280x800. La résolution utilisée est de 1024x768. Tout est fluide.

    Supplément - Quelques images
    Image 2 : Menu principal d'Age of Empires II dans Wine en mode fenêtre - Ubuntu 11.04
    Dans cette image, on voit que les caractères du menu sont très sombres. C'est un inconvénient, mais ça n'empêche pas le jeu de bien fonctionner.
    Image 3 : Age of Empires II en 1024x768 en mode fenêtre dans Wine - Ubuntu 11.04

    Site externe complémentaire :
    Base de donnée officielle de Wine en ce qui concerne Age of Empires II et ses expansions (site en anglais)

    Installer Diablo II sous Ubuntu avec Wine

    Il y a quelques semaines, j'ai eu à installer Diablo II dans Ubuntu 11.04 sur le miniportatif de mon frère. J'ai premièrement essayé de passer par PlayOnLinux qui comporte une installation guidée pour ce jeu. Cependant, je n'ai jamais été capable de suivre cette installation guidée, car elle ne détectait pas les disques d'installation, pourtant originaux, à partir desquels j'essayais d'installer.

    Je me suis simplement rabattu sur Wine 1.3 et l'installation s'est très bien déroulée. L'installation par Wine est très similaire à une installation normale sous Windows.

    Le matériel que j'ai utilisé :
    • Wine 1.3 (La version 1.2 doit probablement suffire.)
    • Un lecteur CD externe connecté au miniportatif
    • Un ensemble de disques de Diablo II avec son expansion. (La version de Diablo II sans expansion devrait aussi fonctionner.)
    • Ubuntu 11.04 - Natty (La démarche ci-dessous est probablement bonne pour d'autres distribution de Linux. Il suffit de l'essayer pour savoir.)
    Installation de Diablo II :
    1. Insérer le « CD 1 - Installation » dans le lecteur.
    2. Ajouter le chemin pour accéder à ce disque dans Wine par son utilitaire de configuration. (Ce n'est nécessaire que si vous avez un message d'erreur faisant référence à setupdat\setup.vis . Voir l'image 1 de la section « Supplément 4 » qui illustre le problème.) Si vous ne savez pas comment ajouter un lecteur, allez voir la section « Supplément 1 » plus bas dans cet article.
    3. Démarrer l'installation en ouvrant le disque dans l'explorateur de fichiers, en faisant un clique droit sur le programme install.exe et en sélectionnant « Ouvrir avec Wine - Chargeur de programmes Windows » ou en tapant la commande « wine /CheminDuDisque/install.exe » dans un terminal (remplacer la partie « CheminDuDisque » par le chemin du disque dans Ubuntu).
    4. Continuer à installer en suivant les demandes du programme install.exe comme si vous étiez sous Windows. Si on veut jouer sans disque à la fin de l'installation, il faut choisir l'installation complète. (La marche à suivre pour jouer sans CD est décrite dans la partie « Supplément 2 » plus loin.)
    5. L'installation demande ensuite d'insérer le « CD2 - Jeu ». Pour ceux qui ont dû ajouter un chemin de lecteur à l'étape 2, il faut le refaire pour ce disque. Je vous conseille de ne pas remplacer le chemin fait à l'étape 2, mais d'en créer un nouveau en choisissant une nouvelle lettre, car le CD 1 sera redemandé plus tard.
    6. Cliquer « Ok » et continuer l'installation.
    7. Lorsque l'installation demande d'insérer le « CD 3 - Cinematics » répéter l'étape 5 et cliquer « Ok ».
    8. Réinsérer le disque 1 lorsque l'installation le demande.
    9. Exécuter le test vidéo à la suite de l'installation. (L'écran scintillera, c'est normal.)
    10. Lorsque le test vidéo se termine, on nous demande de choisir entre « Direct3D: DirectDraw HAL » et « DirectDraw (2D): DirectDraw HAL ». Il se peut que l'option Direct3D produise un écran blanc lorsqu'on arrive dans le menu principal du jeu. Dans ce cas, et si vous voulez jouer en mode fenêtre, allez voir la partie de cet article nommée « Supplément 3 ».
    Installation de l'expansion :
    1. Insérer le disque nommé « EXPANSION SET ».
    2. Si nécessaire, répéter l'étape 5 de la démarche précédente.
    3. Insérer le disque nommé « CD 2 - Jeu » lorsque l'installation le demande et cliquer sur « Ok ».
    4. Réinsérer le disque « EXPANSION SET » et cliquer « Ok ».
    5. Ignorer l'avertissement qui nous informe de la présence d'un mauvais fichier de données en cliquant sur « Ok ». 
    Voilà, l'installation se termine ici. Vous devriez maintenant pouvoir jouer à Diablo II directement dans Linux. Bonne partie! (Les suppléments suivent en dessous.)

    Supplément 1 - Comment ajouter une chemin de lecteur :
    1. Ouvir l'utilitaire de configuration Wine en le cherchant dans le lanceur de tâches d'Ubuntu ou en entrant la commande « winecfg » dans un terminal. (Si nécessaire, voir l'image 2 de la section intitulée « Supplément 4 » pour les étapes qui suivent.)
    2. Cliquer sur l'onglet « Lecteurs ».
    3. Cliquer sur le bouton « Ajouter... ».
    4. Choisir une lettre pour le lecteur.
    5. Cliquer sur parcourir pour trouver le chemin d'accès de votre disque. (Sous Ubuntu les disques amovibles se trouvent dans le dossier « /media/ ».
    6. Cliquer sur « Appliquer ».

      Supplément 2 - Résoudre les problèmes d'affichages :
      • Régler un écran blanc à la place du menu : 
        1. Sélectionner « DirectDraw (2D) ». Pour ce faire, il faut aller dans notre dossier personnel et afficher les dossiers cachés avec « Ctrl+H ». Ensuite, on va dans les dossier « .wine -> drive_c -> Program Files -> Diablo II » et on démarre le programme D2VidTst.exe avec Wine. Ensuite, on refait le test vidéo et on sélectionne l'option DirectDraw (2D). On peut aussi simplement ouvrir un terminal, taper la commande « cd » pour se rendre dans son dossier personnel et entrer la commande « wine .wine/drive_c/Program\ Files/Diablo\ II/D2VidTst.exe » pour faire le test vidéo. 
        2. Si la première option n'a pas fonctionné, vous pouvez essayer de désactiver le « Support du Vertex Shader » dans qui se trouve dans l'onlget « Affichage » de l'utilitaire de configuration de Wine en le mettant à « none » (« aucun » en français) (voir image 4, section « Supplément 4 »).
      • Jouer en mode fenêtre : 
        1. Ouvrir l'utilitaire de configuration de Wine.
        2. Cliquer sur l'onglet « Affichage » (voir image 4, section « Supplément 4 »).
        3. Cocher la case « Émuler un bureau virtuel ».
        4. Choisir la taille du bureau. 800x600 est suffisant pour Diablo II, mais on peut mettre plus si on veut.

      Supplément 3 - Jouer sans CD :
      Avec les dernières mises à jour de Blizzard (explications sous la rubrique intitulée « Patch 1.2 » sur le site officiel en anglais : Diablo II - Previous patch information) on n'a qu'à copier tous les fichiers portant l'extension « .mpq » dans le fichier où Diablo II a été installé. Il faut bien sûr avoir choisi l'option « Installation complète » lorsqu'on a installé Diablo. Sinon, il faut le réinstaller en choisissant cette option. Pour mettre à jour Diablo II, il suffit d'ouvrir le jeu et de cliquer sur le bouton « BATTLE.NET » dans le menu principal.

      Liste des fichiers « .mpq » qui se retrouvent dans mon dossier Diablo II : D2Exp.mpq; D2Video.mpq; D2xMusic.mpq; D2xTalk.mpq; D2xVideo.mpq; d2char.mpq; d2data.mpq; d2music.mpq; d2sfx.mpq; d2speech.mpq; patch_d2.mpq; playd2.mpq; setup.mpq. J'ai essentiellement passé un disque à la fois et j'ai copié tous les fichiers avec l'extension « .mpq ».

      (Si on ne veut pas chercher les fichiers « .mpq », on peut ouvrir un terminal, utiliser la commande « cd /media/MonDisque/ » pour se rendre dans un des disques de Diablo II et la commande « cp -nv *.mpq /home/MonNomUtilisateur/.wine/drive_c/Program\ Files/Diablo\ II/ » pour que la commande « cp » copie tous les fichiers « .mpq » du dossier dans lequel on est au dossier où est installé Diablo II.)

      Supplément 4 - Quelques images 

      Image 1 : Wine n'arrive pas à trouver le disque - suivre la partie « Supplément 1 » pour régler le problème.
      Image 2 : Utilitaire de configuration de Wine - Toutes les références ajoutées à la suite de l'installation sont encadrées en rouge.
      Image 3 : Avertissement de la présence d'un mauvais fichier de données à la fin de l'installation de l'expansion.
      Image 4 : Régler l'affichage - 1.Activer le mode fenêtre - 2.Désactiver le support du vertex shader.

      2011/07/30

      Ubuntu sur sa télé - Partie 2 : xrandr, xvidtune, xorg.conf

      À la suite de l'échec de la configuration de l'ordinateur dédié à ma télévision par nvidia-settings, j'ai trouvé plusieurs programmes alternatifs dans divers forums sur internet qui donnaient des pistes de résolutions pour compenser un problème de surbalayage. Cependant, aucune de ces solutions ne m'ont été utiles, car le pilote propriétaire Nvidia n'est actuellement pas compatible Randr.

      xrandr

      Le programme en terminal xrandr permet d'ajuster la résolution d'un écran. Il est basé sur Randr qui est un acronyme pour « rotate and resize » (en français, « tourner et redimensionner »). Pour que xrandr soit utilisable, il faut que le xserver (le gestionnaire de fenêtres) et le pilote graphique soient compatibles avec Randr. D'après ce que j'ai lu (site externe en anglais : « A Newbie's Guide to RandR 1.2 »), le pilote expérimental « nouveau » qui vient normalement par défaut avec Ubuntu serait compatible, mais j'utilise présentement le pilote propriétaire de Nvidia qui ne l'est pas. 

      Certaines options m'ont semblé intéressantes en lisant le manuel (tapez « man xrandr » dans un terminal). J'ai pu en tester quelques unes en terminal dans un Ubuntu virtualisé. Je les ai décrites plus bas dans cet article. Cependant, dans le cas de ma télévision, l'écran ne faisait que scintiller pendant une seconde et le terminal m'annonçait qu'il venait d'y avoir une erreur.

      xvidtune

      Ce logiciel en terminal est un complément à xrandr et il peut aussi être utilisé seul si on est capable de modifier le fichier de configuration xorg.conf manuellement. Il permet de trouver les bons paramètres pour créer une « Modeline » (littéralement « ligne de mode »). La ligne de mode permet de configurer manuellement un nouveau mode d'affichage pour un écran en jouant avec les temps de balayage reliés à différentes résolutions. J'ai trouvé que c'était une solution longue, complexe et possiblement risquée (comme les avertissements de l'image 1 le suggèrent) pour régler facilement et efficacement mon problème.

      Image 1 : Fenêtre d'avertissements - xvidtune - Ubuntu 11.04

      Pour l'utiliser, il faut le lancer la commande en terminal « sudo xvidtune ». Une fois la commande lancée, une interface graphique qui comporte des boutons comme « Wider », « Narrower », « Shorter », « Taller » (en français, plus large, plus mince, plus petit, plus grand) apparaît. Une fois qu'on pense avoir trouvé le bon mode on peut cliquer sur « Apply » (appliquer en français) pour le tester et sur « Show » (en français, montrer) pour afficher la ligne de mode dans le terminal.
      Image 2 : Fenêtre principale de xvidtune - Ubuntu 11.04

      Il faudrait ensuite manuellement ajouter la ligne de mode au fichier xorg.conf. Par contre, xrandr contient des options permettant d'ajouter des lignes de mode sans avoir à le faire manuellement. Je parle des options « xrandr --newmode <ligneDeMode> » et « xrandr --addmode <nomDeL'Affichage> <nomDuMode> » (voir « man xrandr » pour plus d'information). L'option « newmode » permet de spécifier un nouveau mode et l'option « addmode » ajoute le mode au choix possibles pour un moniteur voulu. Ensuite, il faut utiliser la commande « sudo xrandr --output <nomDeL'Affichage> --mode <nomDuMode> » pour l'appliquer.

      À la fin, la recherche continue. Les solutions que j'ai trouvées ici sont très peu intéressantes pour quelqu'un qui veut rapidement régler un problème d'affichage sans entrer dans de la grande configuration en console.

      À venir, mythbuntu et wmctrl...

      Supplément 1 - xorg.conf

      Le fichier xorg.conf contient toutes les informations et les lignes de configuration concernant les moniteurs et les résolutions d'un ordinateur sous Ubuntu. Son chemin est « /etc/X11/xorg.conf ». Il est utilisé par le programme xorg qui gère notre session quand on se connecte en personne devant l'ordinateur. Il est « possible » de modifier manuellement ce fichier si on a des connaissances avancées de son fonctionnement et/ou l'expérience suffisante pour le faire, mais je pense qu'il est très préférable de passer par xvidtune et xrandr.

      Un nouveau problème avec le xorg.conf est  qu'il n'existe plus sous Ubuntu 11.04 à moins qu'on le crée soi-même (forum sur Ubuntu 11.04, site externe en anglais : « xorg.conf in ubuntu Natty 11.04 »).

      La méthode qui suit permet quand même d'ajouter une ligne de mode dans Ubuntu 11.04 et dans tout autre Ubuntu ayant le fichier xorg.conf.

      Supplément 2 - ajouter une ligne de mode; un exemple pas à pas détaillé
      1. Tenter d'ouvrir xvidtune avec la commande « sudo xvidtune ». Il se peut que le programme n'ouvre pas et que la console nous annonce que notre carte graphique ne nous permet pas de modifier les modes d'affichages par xvidtune. Les étapes qui suivent sont inutiles dans ce cas.
      2. Lisez et comprenez les avertissements. Cliquer sur « OK » pour ACCEPTER les risques.
      3. Utiliser l'interface de l'image 2 pour modifier les temps d'affichage. 
      4. Si vous avez accepté les risques, essayer de tester le nouveau mode en cliquant sur le bouton « Apply ».
      5. Si le mode vous plaît, vous pouvez cliquer sur le bouton « show » pour afficher la ligne de mode à ajouter avec xrandr. Je supposerai que le logiciel me donne la ligne de mode suivante pour continuer ma démarche : « "1024x768"     65.00   1024 1048 1184 1344    768  771  777  806 -hsync -vsync  ».
      6. Fermer xvidtune.
      7. Entrer la commande « xrandr -q » pour connaître le nom de votre affichage. (Voir l'encadré rouge de l'image 3 en dessous de cette démarche pour savoir où trouver le nom de l'affichage.) « Default » est celui que j'utiliserai pour le reste de mon exemple.
      8. Utiliser la commande « xrandrd --newmode "1024x768"     65.00   1024 1048 1184 1344    768  771  777  806 -hsync -vsync » pour ajouter le nouveau mode d'affichage. La partie délimitée par les guillemets anglais est le nom de ce mode. On peut le remplacer par ce que l'on veut.
      9. Utiliser la commande « xrandr --addmode default 1024x768 » où default est le nom de l'affichage et 1024x768 est le nom du mode que l'on veut lui ajouter. Si on réutilise la commande « xranrd -q », on devrait voir le nouveau mode apparaître dans la liste des modes compatibles affichés pour notre moniteur.
      10. Utiliser la commande « xrandr --output default --mode 1024x768 » pour appliquer le nouveau mode.
      Image 3 : sortie de la commande « xrandr -q »

      Autre article :
      Ubuntu sur sa télé - Partie 1 : Se battre avec Nvidia

      Installer Sun-java6 sous Ubuntu

      NOUVEAU (2011-12-24) : SUN-JAVA n'est  plus offert dans les répertoires d'Ubuntu depuis la version 11.10. Sun-java a été acheté par Oracle. Ce faisant la license a changé et le logiciel doit être installé manuellement par le site d'Oracle. Je suis donc définitivement passé à openjdk. Ça fait le travail aussi bien.

      Le logiciel Java qui vient par défaut sous Ubuntu est le logiciel IcedTea6 qui utilise OpenJDK. C'est l'alternative à code source libre de sun-java6 qui appartient à Sun Microsystems. Bien que IcedTea soit un logiciel éprouvé, il peut parfois être nécessaire de passer à sun-java6 pour que certains logiciels fonctionnent de manière plus performante.

      J'ai installé sun-java6 dans les derniers mois pour essayer de faire fonctionner le jeu Minecraft plus efficacement dans mon système Kubuntu 10.10. Le jeu a été sensiblement moins lent et les graphiques étaient un peu différents qu'avec IcedTea. Par contre, je pense que les deux logiciels s'équivalent.

      Pour l'installation graphique :

      Image 1 : Sources de logiciels - Gestionnaire de paquets Synaptic - Ubuntu 11.04
      Image 2 : Sources de logiciels - Gestionnaire de paquets Synaptic - Ubuntu 11.04

      1. Ouvrir le gestionnaire de paquets.
      2. Touver « openjdk-6-jre » et le marquer pour « suppression complète ».
      3. Aller dans « Configuration -> Dépôts » et cocher l'option « Logiciel soumis au droit d'auteur ou à des restrictions légales (multiverse) » sous l'onglet « Logiciels Ubuntu » (Image 1), puis cocher l'option « Partenaires de Canonical » sous l'onglet « Autres logiciels » (Image 2).
      4. Cliquer sur « Recharger ».
      5. Chercher « sun-java6-jre », « sun-java6-plugin » et « sun-java6-fonts » dans le gestionnaire et les installer.
      Pour installer par le terminal :
      1. Désinstaller IcedTea et OpenJDK avec la commande est « sudo apt-get purge openjdk-6-jre »
      2. Ajouter le dépôt pour sun-java6 avec la commande « sudo add-apt-repository "deb http://archive.canonical.com/ natty partner" »
      3. Installer sun-java6 en utilisant la commande « sudo apt-get install sun-java6-jre sun-java6-plugin sun-java6-fonts ».
      4. Lancer la commande « sudo apt-get autoremove » pour retirer les derniers fichiers inutiles liés à OpenJDK.
      5. Vérifier que la version de java est « Java(TM) SE Runtime Environment » en utilisant la commande « java -version »
      Voilà tout. Pour démarrer des programmes qui portent l'extension « .jar », il faut lancer la commande « java -jar MonProgramme.jar » où « MonProgramme.jar » doit être remplacé par le nom du programme.


      Supplément : petit test maison avec un serveur Minecraft 1.7.3
      Minecraft 1.7.3
      J'ai testé rapidement IcedTea6 et sun-java6 avec un serveur Minecraft qui roule sous Ubuntu 11.04 dans un ordinateur avec un processeur AMD Phenom X4 à 2,4GHz et 8 Go de mémoire vive. Le serveur a des comportements très similaires pour les deux logiciels. Ils utilisent environ 2% du processeur au repos et 27% de la mémoire vive tous les deux en moyennes (sun-java6 a tendance à être à 28%, mais c'est vraiment minime comme différence). Lorsqu'une personne est connectée et qu'elle voyage sur un train (c'est à peu près l'activité qui consomme le plus de puissance dans ce jeu), ça monte à une moyenne d'environ 22% d'utilisation du processeur et 27% de mémoire vive pour les deux logiciels (sun-java6 a tendance à être plutôt aux alentours de 21% du processeur et encore 28% de la mémoire vive).

      C'est un test très basique et il faudrait faire beaucoup plus pour déterminer lequel d'IcedTea ou de sun-java6 est le meilleur, mais, d'après mon utilisation personnelle, les deux logiciels s'équivalent. Donc, c'est votre choix entre lequel des deux vous préférez utiliser!

      2011/07/26

      PlayOnLinux : l'installer et l'utiliser

      PlayOnLinux est une interface utilisateur permettant d'installer des jeux (et certains autres programmes) pour Windows plus facilement sur Linux. Selon le jeu qu'on veut installer, il peut être plus facile de passer par PlayOnLinux que d'exécuter l'installateur normalement dans Wine.

      Pour installer graphiquement, on n'a qu'à passer par le gestionnaire de paquets et chercher « PlayOnLinux », puis l'installer. Par contre, la mise à jour du programme doit se faire par le terminal (voir la troisième étape de la démarche qui suit).
      Fenêtre principale - PlayOnLinux 3.8.12
      Pour installer par le terminal :
      1. Ouvrir un terminal et lancer la commande « sudo apt-get install playonlinux ».
      2. Pour démarrer PlayOnLinux, aller dans le lanceur de tâches et cliquer sur l'onglet « Jeux », puis « PlayOnLinux ».
      3. Si nécessaire, mettre à jour en allant voir la marche à suivre sur le site officiel de PlayOnLinux selon sa distribution : http://www.playonlinux.com/fr/download.html (site externe en français) (la version la plus récente en date de cet article est 3.8.12).
      4. À la suite de la mise à jour, on m'a demandé d'installer les polices Microsoft. On n'a qu'à suivre l'utilitaire d'installation qui fait tout le travail pour nous. 
      Gestionnaire des programmes installables - PlayOnLinux 3.8.12
      Pour installer un jeu Windows :
      1. Ouvrir PlayOnLinux.
      2. Cliquer sur le bouton « Install » (« Installer » en français) pour ouvrir le gestionnaire des programmes installables.
      3. Choisir le programme que l'on veut installer, s'il s'y trouve, et commencer l'installation guidée.
      4. Il suffit de bien suivre le guide et normalement tout devrait bien se dérouler.
      5. Le jeu apparaîtra dans le menu de la fenêtre principale de PlayOnLinux. Il suffit de cliquer sur le jeu et de cliquer sur « Run » (« Exécuter » en français) pour le démarrer.
      Avec ça, vous devriez être capables de vous débrouiller un peu mieux pour installer et essayer quelques jeux Windows sur votre machine Linux.

      À venir, comment installer les jeux Age of Empires II et Diablo II avec PlayOnLinux et Wine.