2011/12/28

Mettre ses disques durs en veille

Quand on a plusieurs disques durs dans son ordinateurs, on peut se sentir embêté quand on sait que certains ne servent principalement que pour de la sauvegarde et tournent toujours même si on ne les utilisent que rarement.

Laisser ses disques durs tourner pour rien crée deux problèmes :
  1. Un gaspillage d'énergie.
  2. Une usure inutile des pièces mécaniques des disques durs.
Cependant, ralentir et repartir des disques durs trop souvent peux aussi créer plus d'usure sur ces derniers. Il faut donc bien y penser avant de créer des règles de mises en veilles qui pourraient être plus néfastes que bénéfiques.

Sous Linux, quelques bons outils sont à notre disposition pour régler ces deux problèmes. Ils permettent de mettre les disques durs inutilisés pendant un certain nombre de temps en veille. Les plateaux arrêtent de tourner ce qui diminue l'usure des moteurs ainsi que la chaleur produite par ceux-ci.

La première étape est de déterminer quels disques durs on veut mettre en veille. Pour avoir une liste complète des disques durs installés dans son ordinateur, il suffit d'utiliser la commande sudo fdisk -l. Cette commande crée une liste de tous les disques durs vus par l'OS.

Pour dire à Linux quels disques on veut arrêter il faudra noter leur chemin d'accès. Typiquement ce chemin est de cette forme : /dev/sda où la partie « sda » peut varier. Les disques durs sous Linux sont nommés par une variation de la dernière lettre de cette partie (sda, sdb, ... sdz pour 26 disques durs par exmple).

Dans mon cas, les disques durs que je veux mettre en veille sont les disques durs /dev/sda, /dev/sdb et /dev/sdc. Mon OS est sur le dernier disque soit /dev/sdd, c'est le seul pour lequel je ne créerai pas de règle de mise en veille.

Ensuite, il suffit d'inscire notre règle de mise en veille d'une des deux manières suivantes pour qu'elle prenne effet au redémarrage du système :
  1. Modification du fichier /etc/hdparm.conf :
    On ajoute une petite section par disque dur pour spécifier les paramètres de mises en veille. Par exemple,
    /dev/sda {
       spindown_time = 60
    }
    /dev/sdb {
       spindown_time = 120
    }
    /dev/sdc{
       spindown_time = 10
    }

    (Tiré du site externe en anglais : http://www.spencerstirling.com/computergeek/powersaving.html)
    L'avantage du fichier hdparm.conf est qu'il permet de spécifier plus que des politiques de mise en veille pour chacun de nos disques durs. Il permet de fixer d'autres paramètres qui sont décrit dans le manuel du programme hdparm et dans l'entête du fichier hdparm.conf. Si on ne veut pas jouer avec toute la puissance de hdparm, on est aussi bien avec la méthode suivante.
  2. Modification du fichier /etc/init.d/rc.local :
    Sous la section nommée « start », on écrit les lignes nécessaires, soit, dans mon cas,
    ...
    case "$1" in
       start)
          ...
          /sbin/hdparm -S60 /dev/sda
          /sbin/hdparm -S120 /dev/sdb
          /sbin/hdparm -S10 /dev/sdc

          ...
          do_start
    ...
    Les lignes en gras sont celles que j'ai ajoutées. Il faut faire bien attention de mettre un -S majuscule et non pas -s minuscule ces deux options ne sont pas du tout les mêmes.

Bien sûr, il faut éditer l'un ou l'autre de ces fichiers en tant qu'administrateur. Les commandes sudo nano chemin/nomDeFichier ou sudo vim chemin/nomDeFichier feront l'affaire.



À noter, j'utilise un temps de 5 minutes (-S60 équivaut à 60 * 5 secondes) pour mon disque sda qui est utilisé que pour quelques vidéos et surtout des fichiers de sauvegarde, un temps de 10 minutes pour mon disque sdb qui est utilisé pour de la musique et quelques fichiers de sauvegarde et un temps de 50 secondes pour mon disque sdc qui est en fait un SSD. Pour un disque dur mécanique, le temps recommandé minimal avant extinction pour ne pas mettre trop de stress sur les moteurs des plateaux est de 3 à 5 minutes.


Il est possible que la dernière commande liée au disque SSD soit inutile puisqu'un disque SSD n'a aucune pièce mécanique, mais je ne l'utilise jamais sous Linux (il ne contient que mon très lourd Windows 7 avec mes jeux PC). La commande ne cause aucun problème à mon SSD donc je la laisse des fois que le SSD interprète le signal et entre dans un mode d'économie ou quelque chose comme ça.

Avec ça, vous devriez pouvoir bien vous débrouillez pour créer des politiques d'économies d'énergie pour vos disques durs.

Notes sur la commande « hdparm » :
Ce programme permet en autre d'arrêter les disques durs après un certain temps d'inactivité avec la commande sudo hdparm -SXX /dev/sdZ. XX peut avoir une valeur entre 1 et 240 pour un groupement indiquer un nombre de groupements de 5 secondes ou une valeur entre 241 et 251 pour un nombre de groupements de 30 minutes. Les valeurs entre 252 et 255 peuvent aussi être utilisés, mais peuvent être imprévisibles selon le disque dur (voir man hdparm). Z doit être remplacé par la lettre de son disque dur. Le temps XX détermine le temps à attendre après un accès pour mettre le disque dur en veille.

2011/07/31

Installer Age of Empires II sous Ubuntu avec PlayOnLinux et Wine

Un des jeux assez vieux auquel je joue encore assez souvent est Age of Empires II. C'est un bon jeu de stratégie en temps réel qui est apparu aux alentours de 1999 pour Windows. Voyons maintenant comment le faire tourner sous Ubuntu!

On peut passer par Wine directement, comme je l'ai déjà fait pour Diablo II, et l'installation ressemblera beaucoup à une installation normale sous Windows. On peut aussi passer par PlayOnLinux qui offre une marche à suivre guidée de l'installation. Je pensais ne montrer que la façon PlayOnLinux cette fois, mais Ubuntu 11.04 m'a fait une étrange surprise. Je vais donc voir les deux méthodes.

Le matériel :
  • PlayOnLinux
  • Wine
  • Kubuntu 10.10 et Ubuntu 11.04 (Les distributions de Linux sur lesquelles on peut installer PlayOnLinux et Wine devraient aussi fonctionner.)
  • Age of Empires II - Gold Edition (Une version normale devrait fonctionner aussi bien.)

    Installation de Age of Empires II - Gold Edition sous Kubuntu 10.10 avec PlayOnLinux :
    1. Ouvrir PlayOnLinux.
    2. Cliquer sur le bouton « Installer ».
    3. Aller dans la section « Jeu » et sélectionner « Age of Empires II - The Age of Kings » dans la liste.
    4. Cliquer sur le bouton « Appliquer ». Une nouvelle fenêtre s'ouvre. C'est le début de l'installation guidée.
    5. S'il n'est pas déjà installé, PlayOnLinux installe Wine 1.2.1 automatiquement.
    6. PlayOnLinux nous demande si on veut installer « Gecko ». On clique sur le bouton « Installer » pour continuer.
    7. On nous demande de choisir quelle version du jeu on a. J'ai la version CD. Je choisis « Version CD » et je clique sur le bouton « Suivant ».
    8. On arrive devant un écran blanc. Probablement une petite erreur de programmation, mais c'est le bon moment pour entrer notre CD-ROM. On attend qu'Ubuntu aie fini de le monter et on clique encore sur « Suivant ».
    9. On nous demande le point de montage de notre CD-ROM. Dans la liste, on devrait avoir une entrée nommée « AOE2 ». On clique dessus et on clique sur « Suivant ».
    10. On nous indique de cliquer sur « Suivant » seulement lorsque l'installation sera terminée. L'écran d'installation d'Age of Kings devrait apparaître automatiquement comme dans Windows. On continue l'installation. On quitte le menu d'installation du jeu pour revenir dans PlayOnLinux. On clique sur « Suivant ».
    11. On entre la quantité de mémoire de notre carte graphique. On clique sur « Suivant ».
    12. On nous demande si on veut un raccourci. C'est au choix. De toute manière, on peut toujours démarrer le jeu à partir de la fenêtre principale de PlayOnLinux. On clique sur « Suivant ».
    13. On nous informe que l'installation est réussie. On clique une dernière fois sur « Suivant ».
    14. On installe « Age of Empires II - The Conquerors » en suivant la même logique.
    Normalement, c'est tout. Cependant, dans Ubuntu 11.04 le jeu n'a pas arrêté de me demander le disque pour jouer en solo même après avoir ajouté le chemin du CD dans la liste des lecteurs de Wine par l'utilitaire de configuration. (Voir l'article Diablo II section « Supplément 1 » pour ajouter un chemin de lecteur dans Wine et l'image 1 qui suit pour ouvrir l'utilitaire de configuration Wine dans PlayOnLinux.)

    Image 1 : Comment ouvrir l'utilitaire de configuration Wine dans PlayOnLinux

    Installer  Age of Empires II - Gold Edition sous Ubuntu 11.04 avec Wine 1.3 :
    1. Insérer le premier disque nommé « Age of Empires II - The Age of Kings ».
    2. Parcourir le disque et démarrer le programme nommé « aoesetup.exe » avec Wine en faisant un clic droit sur le programme et en sélectionnant l'option « Ouvrir avec Wine - Chargeur de programmes Windows ».
    3. Exécuter l'installation normalement comme si on était dans Windows.
    4. Procéder de la même manière pour l'expansion « The Conquerors ». Il faut simplement lancer le programme « aocsetup.exe » cette fois.
    5. Ensuite, il faut ajouter le chemin du CD nécessaire pour démarrer le jeu avec l'utilitaire de configuration de Wine. Sinon, le jeu ne le reconnaît pas. (Voir l'article Diablo II section « Supplément 1 »)
    Après l'installation, j'ai été agréablement surpris de voir que le jeu fonctionnait aussi fluidement que dans Windows.

    En résumé, je pense qu'avec certains jeux, il n'y a pas de solution rapide et facile. Il faut tester les méthodes qui s'offrent à nous et user d'ingéniosité pour trouver la petite option qui fait toute la différence. Bonne chance dans votre recherche!

    Voici les configurations sur lesquelles j'ai testé le jeu :

    Première configuration :
    Installation faite par PlayOnLinux
    Système : Kubuntu 10.10
    Processeur : AMD Phenom X4 à 2,5GHz
    Carte graphique : ATI/AMD graphics Radeon HD 5670 avec 512 Mo
    Mémoire vive : 8 Go
    Notes : J'utilise normalement un bureau composé de 3 moniteurs ayant les définitions suivantes : 1280x1024, 1920x1080 et 1680x1050. Pour avoir une vitesse de jeu fluide, je désactive deux écrans sur 3 et ne garde que celui à 1280x1024. De plus, je fais fonctionner le jeu à une résolution de 1024x768. C'est aussi une bonne idée d'aller dans le panneau de configuration et de désactiver les effets du bureau.

    Seconde configuration :
    Installation faite par Wine 1.3
    Système : Ubunutu 11.04
    Processeur : Intel Centrino double coeur à 2,2 GHz
    Carte graphique : Nvidia 8400M GS avec 256 Mo
    Mémoire vive : 4 Go
    Notes : Il n'y qu'un écran de 1280x800. La résolution utilisée est de 1024x768. Tout est fluide.

    Supplément - Quelques images
    Image 2 : Menu principal d'Age of Empires II dans Wine en mode fenêtre - Ubuntu 11.04
    Dans cette image, on voit que les caractères du menu sont très sombres. C'est un inconvénient, mais ça n'empêche pas le jeu de bien fonctionner.
    Image 3 : Age of Empires II en 1024x768 en mode fenêtre dans Wine - Ubuntu 11.04

    Site externe complémentaire :
    Base de donnée officielle de Wine en ce qui concerne Age of Empires II et ses expansions (site en anglais)

    Installer Diablo II sous Ubuntu avec Wine

    Il y a quelques semaines, j'ai eu à installer Diablo II dans Ubuntu 11.04 sur le miniportatif de mon frère. J'ai premièrement essayé de passer par PlayOnLinux qui comporte une installation guidée pour ce jeu. Cependant, je n'ai jamais été capable de suivre cette installation guidée, car elle ne détectait pas les disques d'installation, pourtant originaux, à partir desquels j'essayais d'installer.

    Je me suis simplement rabattu sur Wine 1.3 et l'installation s'est très bien déroulée. L'installation par Wine est très similaire à une installation normale sous Windows.

    Le matériel que j'ai utilisé :
    • Wine 1.3 (La version 1.2 doit probablement suffire.)
    • Un lecteur CD externe connecté au miniportatif
    • Un ensemble de disques de Diablo II avec son expansion. (La version de Diablo II sans expansion devrait aussi fonctionner.)
    • Ubuntu 11.04 - Natty (La démarche ci-dessous est probablement bonne pour d'autres distribution de Linux. Il suffit de l'essayer pour savoir.)
    Installation de Diablo II :
    1. Insérer le « CD 1 - Installation » dans le lecteur.
    2. Ajouter le chemin pour accéder à ce disque dans Wine par son utilitaire de configuration. (Ce n'est nécessaire que si vous avez un message d'erreur faisant référence à setupdat\setup.vis . Voir l'image 1 de la section « Supplément 4 » qui illustre le problème.) Si vous ne savez pas comment ajouter un lecteur, allez voir la section « Supplément 1 » plus bas dans cet article.
    3. Démarrer l'installation en ouvrant le disque dans l'explorateur de fichiers, en faisant un clique droit sur le programme install.exe et en sélectionnant « Ouvrir avec Wine - Chargeur de programmes Windows » ou en tapant la commande « wine /CheminDuDisque/install.exe » dans un terminal (remplacer la partie « CheminDuDisque » par le chemin du disque dans Ubuntu).
    4. Continuer à installer en suivant les demandes du programme install.exe comme si vous étiez sous Windows. Si on veut jouer sans disque à la fin de l'installation, il faut choisir l'installation complète. (La marche à suivre pour jouer sans CD est décrite dans la partie « Supplément 2 » plus loin.)
    5. L'installation demande ensuite d'insérer le « CD2 - Jeu ». Pour ceux qui ont dû ajouter un chemin de lecteur à l'étape 2, il faut le refaire pour ce disque. Je vous conseille de ne pas remplacer le chemin fait à l'étape 2, mais d'en créer un nouveau en choisissant une nouvelle lettre, car le CD 1 sera redemandé plus tard.
    6. Cliquer « Ok » et continuer l'installation.
    7. Lorsque l'installation demande d'insérer le « CD 3 - Cinematics » répéter l'étape 5 et cliquer « Ok ».
    8. Réinsérer le disque 1 lorsque l'installation le demande.
    9. Exécuter le test vidéo à la suite de l'installation. (L'écran scintillera, c'est normal.)
    10. Lorsque le test vidéo se termine, on nous demande de choisir entre « Direct3D: DirectDraw HAL » et « DirectDraw (2D): DirectDraw HAL ». Il se peut que l'option Direct3D produise un écran blanc lorsqu'on arrive dans le menu principal du jeu. Dans ce cas, et si vous voulez jouer en mode fenêtre, allez voir la partie de cet article nommée « Supplément 3 ».
    Installation de l'expansion :
    1. Insérer le disque nommé « EXPANSION SET ».
    2. Si nécessaire, répéter l'étape 5 de la démarche précédente.
    3. Insérer le disque nommé « CD 2 - Jeu » lorsque l'installation le demande et cliquer sur « Ok ».
    4. Réinsérer le disque « EXPANSION SET » et cliquer « Ok ».
    5. Ignorer l'avertissement qui nous informe de la présence d'un mauvais fichier de données en cliquant sur « Ok ». 
    Voilà, l'installation se termine ici. Vous devriez maintenant pouvoir jouer à Diablo II directement dans Linux. Bonne partie! (Les suppléments suivent en dessous.)

    Supplément 1 - Comment ajouter une chemin de lecteur :
    1. Ouvir l'utilitaire de configuration Wine en le cherchant dans le lanceur de tâches d'Ubuntu ou en entrant la commande « winecfg » dans un terminal. (Si nécessaire, voir l'image 2 de la section intitulée « Supplément 4 » pour les étapes qui suivent.)
    2. Cliquer sur l'onglet « Lecteurs ».
    3. Cliquer sur le bouton « Ajouter... ».
    4. Choisir une lettre pour le lecteur.
    5. Cliquer sur parcourir pour trouver le chemin d'accès de votre disque. (Sous Ubuntu les disques amovibles se trouvent dans le dossier « /media/ ».
    6. Cliquer sur « Appliquer ».

      Supplément 2 - Résoudre les problèmes d'affichages :
      • Régler un écran blanc à la place du menu : 
        1. Sélectionner « DirectDraw (2D) ». Pour ce faire, il faut aller dans notre dossier personnel et afficher les dossiers cachés avec « Ctrl+H ». Ensuite, on va dans les dossier « .wine -> drive_c -> Program Files -> Diablo II » et on démarre le programme D2VidTst.exe avec Wine. Ensuite, on refait le test vidéo et on sélectionne l'option DirectDraw (2D). On peut aussi simplement ouvrir un terminal, taper la commande « cd » pour se rendre dans son dossier personnel et entrer la commande « wine .wine/drive_c/Program\ Files/Diablo\ II/D2VidTst.exe » pour faire le test vidéo. 
        2. Si la première option n'a pas fonctionné, vous pouvez essayer de désactiver le « Support du Vertex Shader » dans qui se trouve dans l'onlget « Affichage » de l'utilitaire de configuration de Wine en le mettant à « none » (« aucun » en français) (voir image 4, section « Supplément 4 »).
      • Jouer en mode fenêtre : 
        1. Ouvrir l'utilitaire de configuration de Wine.
        2. Cliquer sur l'onglet « Affichage » (voir image 4, section « Supplément 4 »).
        3. Cocher la case « Émuler un bureau virtuel ».
        4. Choisir la taille du bureau. 800x600 est suffisant pour Diablo II, mais on peut mettre plus si on veut.

      Supplément 3 - Jouer sans CD :
      Avec les dernières mises à jour de Blizzard (explications sous la rubrique intitulée « Patch 1.2 » sur le site officiel en anglais : Diablo II - Previous patch information) on n'a qu'à copier tous les fichiers portant l'extension « .mpq » dans le fichier où Diablo II a été installé. Il faut bien sûr avoir choisi l'option « Installation complète » lorsqu'on a installé Diablo. Sinon, il faut le réinstaller en choisissant cette option. Pour mettre à jour Diablo II, il suffit d'ouvrir le jeu et de cliquer sur le bouton « BATTLE.NET » dans le menu principal.

      Liste des fichiers « .mpq » qui se retrouvent dans mon dossier Diablo II : D2Exp.mpq; D2Video.mpq; D2xMusic.mpq; D2xTalk.mpq; D2xVideo.mpq; d2char.mpq; d2data.mpq; d2music.mpq; d2sfx.mpq; d2speech.mpq; patch_d2.mpq; playd2.mpq; setup.mpq. J'ai essentiellement passé un disque à la fois et j'ai copié tous les fichiers avec l'extension « .mpq ».

      (Si on ne veut pas chercher les fichiers « .mpq », on peut ouvrir un terminal, utiliser la commande « cd /media/MonDisque/ » pour se rendre dans un des disques de Diablo II et la commande « cp -nv *.mpq /home/MonNomUtilisateur/.wine/drive_c/Program\ Files/Diablo\ II/ » pour que la commande « cp » copie tous les fichiers « .mpq » du dossier dans lequel on est au dossier où est installé Diablo II.)

      Supplément 4 - Quelques images 

      Image 1 : Wine n'arrive pas à trouver le disque - suivre la partie « Supplément 1 » pour régler le problème.
      Image 2 : Utilitaire de configuration de Wine - Toutes les références ajoutées à la suite de l'installation sont encadrées en rouge.
      Image 3 : Avertissement de la présence d'un mauvais fichier de données à la fin de l'installation de l'expansion.
      Image 4 : Régler l'affichage - 1.Activer le mode fenêtre - 2.Désactiver le support du vertex shader.

      2011/07/30

      Ubuntu sur sa télé - Partie 2 : xrandr, xvidtune, xorg.conf

      À la suite de l'échec de la configuration de l'ordinateur dédié à ma télévision par nvidia-settings, j'ai trouvé plusieurs programmes alternatifs dans divers forums sur internet qui donnaient des pistes de résolutions pour compenser un problème de surbalayage. Cependant, aucune de ces solutions ne m'ont été utiles, car le pilote propriétaire Nvidia n'est actuellement pas compatible Randr.

      xrandr

      Le programme en terminal xrandr permet d'ajuster la résolution d'un écran. Il est basé sur Randr qui est un acronyme pour « rotate and resize » (en français, « tourner et redimensionner »). Pour que xrandr soit utilisable, il faut que le xserver (le gestionnaire de fenêtres) et le pilote graphique soient compatibles avec Randr. D'après ce que j'ai lu (site externe en anglais : « A Newbie's Guide to RandR 1.2 »), le pilote expérimental « nouveau » qui vient normalement par défaut avec Ubuntu serait compatible, mais j'utilise présentement le pilote propriétaire de Nvidia qui ne l'est pas. 

      Certaines options m'ont semblé intéressantes en lisant le manuel (tapez « man xrandr » dans un terminal). J'ai pu en tester quelques unes en terminal dans un Ubuntu virtualisé. Je les ai décrites plus bas dans cet article. Cependant, dans le cas de ma télévision, l'écran ne faisait que scintiller pendant une seconde et le terminal m'annonçait qu'il venait d'y avoir une erreur.

      xvidtune

      Ce logiciel en terminal est un complément à xrandr et il peut aussi être utilisé seul si on est capable de modifier le fichier de configuration xorg.conf manuellement. Il permet de trouver les bons paramètres pour créer une « Modeline » (littéralement « ligne de mode »). La ligne de mode permet de configurer manuellement un nouveau mode d'affichage pour un écran en jouant avec les temps de balayage reliés à différentes résolutions. J'ai trouvé que c'était une solution longue, complexe et possiblement risquée (comme les avertissements de l'image 1 le suggèrent) pour régler facilement et efficacement mon problème.

      Image 1 : Fenêtre d'avertissements - xvidtune - Ubuntu 11.04

      Pour l'utiliser, il faut le lancer la commande en terminal « sudo xvidtune ». Une fois la commande lancée, une interface graphique qui comporte des boutons comme « Wider », « Narrower », « Shorter », « Taller » (en français, plus large, plus mince, plus petit, plus grand) apparaît. Une fois qu'on pense avoir trouvé le bon mode on peut cliquer sur « Apply » (appliquer en français) pour le tester et sur « Show » (en français, montrer) pour afficher la ligne de mode dans le terminal.
      Image 2 : Fenêtre principale de xvidtune - Ubuntu 11.04

      Il faudrait ensuite manuellement ajouter la ligne de mode au fichier xorg.conf. Par contre, xrandr contient des options permettant d'ajouter des lignes de mode sans avoir à le faire manuellement. Je parle des options « xrandr --newmode <ligneDeMode> » et « xrandr --addmode <nomDeL'Affichage> <nomDuMode> » (voir « man xrandr » pour plus d'information). L'option « newmode » permet de spécifier un nouveau mode et l'option « addmode » ajoute le mode au choix possibles pour un moniteur voulu. Ensuite, il faut utiliser la commande « sudo xrandr --output <nomDeL'Affichage> --mode <nomDuMode> » pour l'appliquer.

      À la fin, la recherche continue. Les solutions que j'ai trouvées ici sont très peu intéressantes pour quelqu'un qui veut rapidement régler un problème d'affichage sans entrer dans de la grande configuration en console.

      À venir, mythbuntu et wmctrl...

      Supplément 1 - xorg.conf

      Le fichier xorg.conf contient toutes les informations et les lignes de configuration concernant les moniteurs et les résolutions d'un ordinateur sous Ubuntu. Son chemin est « /etc/X11/xorg.conf ». Il est utilisé par le programme xorg qui gère notre session quand on se connecte en personne devant l'ordinateur. Il est « possible » de modifier manuellement ce fichier si on a des connaissances avancées de son fonctionnement et/ou l'expérience suffisante pour le faire, mais je pense qu'il est très préférable de passer par xvidtune et xrandr.

      Un nouveau problème avec le xorg.conf est  qu'il n'existe plus sous Ubuntu 11.04 à moins qu'on le crée soi-même (forum sur Ubuntu 11.04, site externe en anglais : « xorg.conf in ubuntu Natty 11.04 »).

      La méthode qui suit permet quand même d'ajouter une ligne de mode dans Ubuntu 11.04 et dans tout autre Ubuntu ayant le fichier xorg.conf.

      Supplément 2 - ajouter une ligne de mode; un exemple pas à pas détaillé
      1. Tenter d'ouvrir xvidtune avec la commande « sudo xvidtune ». Il se peut que le programme n'ouvre pas et que la console nous annonce que notre carte graphique ne nous permet pas de modifier les modes d'affichages par xvidtune. Les étapes qui suivent sont inutiles dans ce cas.
      2. Lisez et comprenez les avertissements. Cliquer sur « OK » pour ACCEPTER les risques.
      3. Utiliser l'interface de l'image 2 pour modifier les temps d'affichage. 
      4. Si vous avez accepté les risques, essayer de tester le nouveau mode en cliquant sur le bouton « Apply ».
      5. Si le mode vous plaît, vous pouvez cliquer sur le bouton « show » pour afficher la ligne de mode à ajouter avec xrandr. Je supposerai que le logiciel me donne la ligne de mode suivante pour continuer ma démarche : « "1024x768"     65.00   1024 1048 1184 1344    768  771  777  806 -hsync -vsync  ».
      6. Fermer xvidtune.
      7. Entrer la commande « xrandr -q » pour connaître le nom de votre affichage. (Voir l'encadré rouge de l'image 3 en dessous de cette démarche pour savoir où trouver le nom de l'affichage.) « Default » est celui que j'utiliserai pour le reste de mon exemple.
      8. Utiliser la commande « xrandrd --newmode "1024x768"     65.00   1024 1048 1184 1344    768  771  777  806 -hsync -vsync » pour ajouter le nouveau mode d'affichage. La partie délimitée par les guillemets anglais est le nom de ce mode. On peut le remplacer par ce que l'on veut.
      9. Utiliser la commande « xrandr --addmode default 1024x768 » où default est le nom de l'affichage et 1024x768 est le nom du mode que l'on veut lui ajouter. Si on réutilise la commande « xranrd -q », on devrait voir le nouveau mode apparaître dans la liste des modes compatibles affichés pour notre moniteur.
      10. Utiliser la commande « xrandr --output default --mode 1024x768 » pour appliquer le nouveau mode.
      Image 3 : sortie de la commande « xrandr -q »

      Autre article :
      Ubuntu sur sa télé - Partie 1 : Se battre avec Nvidia

      Installer Sun-java6 sous Ubuntu

      NOUVEAU (2011-12-24) : SUN-JAVA n'est  plus offert dans les répertoires d'Ubuntu depuis la version 11.10. Sun-java a été acheté par Oracle. Ce faisant la license a changé et le logiciel doit être installé manuellement par le site d'Oracle. Je suis donc définitivement passé à openjdk. Ça fait le travail aussi bien.

      Le logiciel Java qui vient par défaut sous Ubuntu est le logiciel IcedTea6 qui utilise OpenJDK. C'est l'alternative à code source libre de sun-java6 qui appartient à Sun Microsystems. Bien que IcedTea soit un logiciel éprouvé, il peut parfois être nécessaire de passer à sun-java6 pour que certains logiciels fonctionnent de manière plus performante.

      J'ai installé sun-java6 dans les derniers mois pour essayer de faire fonctionner le jeu Minecraft plus efficacement dans mon système Kubuntu 10.10. Le jeu a été sensiblement moins lent et les graphiques étaient un peu différents qu'avec IcedTea. Par contre, je pense que les deux logiciels s'équivalent.

      Pour l'installation graphique :

      Image 1 : Sources de logiciels - Gestionnaire de paquets Synaptic - Ubuntu 11.04
      Image 2 : Sources de logiciels - Gestionnaire de paquets Synaptic - Ubuntu 11.04

      1. Ouvrir le gestionnaire de paquets.
      2. Touver « openjdk-6-jre » et le marquer pour « suppression complète ».
      3. Aller dans « Configuration -> Dépôts » et cocher l'option « Logiciel soumis au droit d'auteur ou à des restrictions légales (multiverse) » sous l'onglet « Logiciels Ubuntu » (Image 1), puis cocher l'option « Partenaires de Canonical » sous l'onglet « Autres logiciels » (Image 2).
      4. Cliquer sur « Recharger ».
      5. Chercher « sun-java6-jre », « sun-java6-plugin » et « sun-java6-fonts » dans le gestionnaire et les installer.
      Pour installer par le terminal :
      1. Désinstaller IcedTea et OpenJDK avec la commande est « sudo apt-get purge openjdk-6-jre »
      2. Ajouter le dépôt pour sun-java6 avec la commande « sudo add-apt-repository "deb http://archive.canonical.com/ natty partner" »
      3. Installer sun-java6 en utilisant la commande « sudo apt-get install sun-java6-jre sun-java6-plugin sun-java6-fonts ».
      4. Lancer la commande « sudo apt-get autoremove » pour retirer les derniers fichiers inutiles liés à OpenJDK.
      5. Vérifier que la version de java est « Java(TM) SE Runtime Environment » en utilisant la commande « java -version »
      Voilà tout. Pour démarrer des programmes qui portent l'extension « .jar », il faut lancer la commande « java -jar MonProgramme.jar » où « MonProgramme.jar » doit être remplacé par le nom du programme.


      Supplément : petit test maison avec un serveur Minecraft 1.7.3
      Minecraft 1.7.3
      J'ai testé rapidement IcedTea6 et sun-java6 avec un serveur Minecraft qui roule sous Ubuntu 11.04 dans un ordinateur avec un processeur AMD Phenom X4 à 2,4GHz et 8 Go de mémoire vive. Le serveur a des comportements très similaires pour les deux logiciels. Ils utilisent environ 2% du processeur au repos et 27% de la mémoire vive tous les deux en moyennes (sun-java6 a tendance à être à 28%, mais c'est vraiment minime comme différence). Lorsqu'une personne est connectée et qu'elle voyage sur un train (c'est à peu près l'activité qui consomme le plus de puissance dans ce jeu), ça monte à une moyenne d'environ 22% d'utilisation du processeur et 27% de mémoire vive pour les deux logiciels (sun-java6 a tendance à être plutôt aux alentours de 21% du processeur et encore 28% de la mémoire vive).

      C'est un test très basique et il faudrait faire beaucoup plus pour déterminer lequel d'IcedTea ou de sun-java6 est le meilleur, mais, d'après mon utilisation personnelle, les deux logiciels s'équivalent. Donc, c'est votre choix entre lequel des deux vous préférez utiliser!

      2011/07/26

      PlayOnLinux : l'installer et l'utiliser

      PlayOnLinux est une interface utilisateur permettant d'installer des jeux (et certains autres programmes) pour Windows plus facilement sur Linux. Selon le jeu qu'on veut installer, il peut être plus facile de passer par PlayOnLinux que d'exécuter l'installateur normalement dans Wine.

      Pour installer graphiquement, on n'a qu'à passer par le gestionnaire de paquets et chercher « PlayOnLinux », puis l'installer. Par contre, la mise à jour du programme doit se faire par le terminal (voir la troisième étape de la démarche qui suit).
      Fenêtre principale - PlayOnLinux 3.8.12
      Pour installer par le terminal :
      1. Ouvrir un terminal et lancer la commande « sudo apt-get install playonlinux ».
      2. Pour démarrer PlayOnLinux, aller dans le lanceur de tâches et cliquer sur l'onglet « Jeux », puis « PlayOnLinux ».
      3. Si nécessaire, mettre à jour en allant voir la marche à suivre sur le site officiel de PlayOnLinux selon sa distribution : http://www.playonlinux.com/fr/download.html (site externe en français) (la version la plus récente en date de cet article est 3.8.12).
      4. À la suite de la mise à jour, on m'a demandé d'installer les polices Microsoft. On n'a qu'à suivre l'utilitaire d'installation qui fait tout le travail pour nous. 
      Gestionnaire des programmes installables - PlayOnLinux 3.8.12
      Pour installer un jeu Windows :
      1. Ouvrir PlayOnLinux.
      2. Cliquer sur le bouton « Install » (« Installer » en français) pour ouvrir le gestionnaire des programmes installables.
      3. Choisir le programme que l'on veut installer, s'il s'y trouve, et commencer l'installation guidée.
      4. Il suffit de bien suivre le guide et normalement tout devrait bien se dérouler.
      5. Le jeu apparaîtra dans le menu de la fenêtre principale de PlayOnLinux. Il suffit de cliquer sur le jeu et de cliquer sur « Run » (« Exécuter » en français) pour le démarrer.
      Avec ça, vous devriez être capables de vous débrouiller un peu mieux pour installer et essayer quelques jeux Windows sur votre machine Linux.

      À venir, comment installer les jeux Age of Empires II et Diablo II avec PlayOnLinux et Wine.

      Wine : Qu'est-ce que c'est, l'installer et l'utiliser

      Wine signifie « Wine Is Not an Emulator », soit, en français, « Wine n'est pas un émulateur ». En gros, un émulateur serait plus près de la virtualisation que de l'utilisation de Wine, car en virtualisation on utilise un ordinateur virtuel, donc, on « émule » un ordinateur. Wine est plutôt une couche de compatibilité qui permet de traduire les instructions des programmes Windows en instructions interprétables par Linux et vice-versa.

      Wine peut-être installé de deux manières sous Ubuntu. On peut passer par le gestionnaire de paquets ou par le terminal.

      Version graphique
      1. Ajouter le dépôt « ppa:ubuntu-wine/ppa » au gestionnaire de paquets.
      2. Chercher «Wine» dans le gestionnaire de paquets et l'installer.
      Version terminal :
      1. Ajouter le dépôt avec la commande « sudo  apt-add-repository ppa:ubuntu-wine/ppa ».
      2. Mettre à jour la liste des paquets avec « sudo  apt-get update ».
      3. Installer Wine avec la commande « sudo  apt-get install wine1.3 » pour installer la version 1.3 en développement ou « sudo  apt-get install wine1.2 » pour installer la version stable 1.2.
      Avec ces étapes, le logiciel Wine devrait être installé. Il reste à le configurer et à commencer à installer les programmes Windows que vous voulez utiliser sous Ubuntu.
      Écran principal de l'utilitaire de configuration de Wine

      Pour configurer Wine : 
      1. Aller dans le menu Wine et cliquer sur Configurer Wine ou ouvrir un terminal et lancer la commande « winecfg ».
      2. Une boîte de dialogue s'ouvre dans laquelle on peut choisir la version de Windows, le pilote de son, le pilote vidéo, etc... 
      Si on a des problèmes à faire fonctionner certains programmes, on peut essayer de passer par là pour tester certaines options qui peuvent régler nos problèmes.
      Écran affiché par Winetricks lorsqu'on choisit l'option « Install an app » (en français, « Installer une application »)

      Installer des programmes est assez simple, il suffit de lancer notre programme d'installation en « .exe » avec Wine pour réaliser l'installation comme si on était dans Windows.  

      Pour lancer un programme Windows on peut faire un clic droit dessus et choisir l'option « Wine - Chargeur de programmes Windows » ou aller dans un terminal et lancer la commande « wine MonProgramme.exe » où « MonProgramme.exe » est le nom du programme qu'on veut démarrer (bien sûr on doit être dans le dossier où se trouve le programme!).

      Parfois, on peut aussi passer par Winetricks qui offre des marches à suivre guidées pour installer certains programmes. Winetricks peut être lancé à partir du menu Wine dans le lanceur de tâche ou par le terminal avec la commande « winetricks ».

      P.S. Pour démarrer Winetricks sous Lubuntu 11.04 il faut installer zenity par le terminal.

        2011/07/25

        Utiliser des logiciels pour Windows sous Linux

        Lorsqu'on quitte Windows pour un autre système d'exploitation comme Linux, on a parfois la dure décision à prendre de laisser derrière soi certains programmes qu'on aime bien ou qui nous sont utiles, car ils ne fonctionnent pas par défaut sous Linux.

        Cependant, il est possible d'utiliser une grande partie des programmes Windows sous Linux grâce à deux techniques : la virtualisation et l'utilisation d'un logiciel agissant comme une couche de compatibilité (en anglais «compatibility layer»). Chaque technique comporte ses points forts et ses points faibles qui dépendent souvent du type de programme qu'on veut rendre compatible. Par exemple, les logiciels de traitement de texte sont plus facilement adaptables que les jeux Windows qui utilisent des ressources graphiques plus avancées et plus complexes.
        Écran principal de Virtual Box sous Kubuntu 10.10

        Écran principal de VMware Player sous Kubuntu 10.10

        En ce qui concerne la virtualisation, VirtualBox et VMware Player sont deux programmes par lesquels on peut passer. La virtualisation est en quelque sorte un passe-droit, car on ne rend pas les programmes Windows compatibles à Linux, on les utilise plutôt directement dans Windows qu'on utilise comme un logiciel.
        Écran principal de PlayOnLinux sous Kubuntu 10.10

        Pour l'utilisation d'une couche de compatibilité, le logiciel principal est Wine. Wine permet à un système Linux de « comprendre et de répondre » adéquatement aux instructions d'un programme Windows. Normalement, cette technique devrait nécessiter beaucoup moins de ressources de la part de l'ordinateur, car on n'a pas à faire tourner tout un système d'exploitation en plus du programme que l'on veut utiliser. D'autres logiciels dérivés ou basés sur Wine peuvent aussi être utilisés. « PlayOnLinux » est un logiciel qui offre une interface qui permet parfois d'installer des jeux Windows plus facilement sur Wine en guidant l'utilisateur tout au long de l'installation.

        En résumé, plusieurs possibilités s'offrent à nous lorsque vient le temps de faire fonctionner un programme Windows sous Linux. Le meilleur choix entre la virtualisation et la technique de la couche de compatibilité dépend souvent du programme qu'on essaie de faire fonctionner.

        2011/07/17

        Installer VirtualBox

        Si on veut virtualiser un ordinateur sous Ubuntu, VirtualBox est un des meilleurs logiciels qui existe. Il peut être facilement installé sous Ubuntu et sous Windows en passant par son site officiel : http://www.virtualbox.org/ (lien externe en anglais).

        Lorsque j'ai installé VirtualBox sur Kubuntu 10.10 j'ai utilisé cette méthode :

        1. Télécharger le fichier d'installation pour votre version d'Ubuntu sur le site officiel dans la section des téléchargements nommée « Downloads » : http://www.virtualbox.org/wiki/Linux_Downloads. (Choisissez la bonne architecture entre 32 bit (i386) et 64 bit (AMD64))
        2. Ouvrez un terminal et utilisez la commande « cd /home/NomUtilisateur/Téléchargements » pour aller dans le dossier où le fichier d'installation a été enregistré.
        3. Utilisez la commande « sudo dpkg -i NomDuFichierInstallation » pour lancer l'installation de VirtualBox.
        En essayant d'installer VirtualBox sur Lubuntu 11.04, j'ai eu quelques problèmes. D'autres programmes étaient nécessaires à l'utilisation de VirtualBox. J'ai donc désinstallé VirtualBox qui était brisé par le gestionnaire de paquets Synaptic et j'ai installé les programmes manquants manuellement par le terminal avec la commande « sudo apt-get install libcurl3 libqt4-network libqt4-opengl libqtcore4 libqtgui4 ». (Il se peut que vous ayez d'autres programmes manquant sur une autre variante d'Ubuntu. Si c'est le cas, ils apparaîtront dans la liste d'erreurs qui s'affichera dans le terminal après le lancement de la commande citée dans la troisième étape.)

        Pour installer VirtualBox dans Windows, il suffit de télécharger le fichier d'installation et de l'exécuter. (lien externe pour le téléchargement : http://www.virtualbox.org/wiki/Downloads)

        VirtualBox avec l'assistant de création d'une nouvelle machine virtuelle ouvert. - Lubuntu 11.04


        Pour créer un nouvel ordinateur virtuel, il suffit d'ouvrir VirtualBox et de cliquer sur le bouton « Créer ». L'assistant de création d'une nouvelle machine virtuelle s'ouvre et il suffit de remplir chaque étape et de cliquer sur « Suivant » jusqu'à ce que la configuration d'un nouvel ordinateur virtuel soit terminée. Si on veut installer Windows, on nous demandera d'insérer le disque préalablement acheté dans le lecteur de notre ordinateur pour effectuer l'installation. Si on veut installer Linux, on peut simplement choisir une image de disque d'installation avec l'extension « .iso » et le logiciel s'occupera de monter l'image. 

        Voilà, VirtualBox devrait être installé et prêt à l'utilisation. 

        Virtualiser un ordinateur : comment et pourquoi

        Lorsqu'on utilise un ordinateur, il faut passer par un système d'exploitation. Aucun système d'exploitation n'est parfait et chacun a des points forts et des points faibles. On choisit normalement comme système principal celui qui convient à la majorité de nos exigences et on doit vivre avec ses points faibles. La virtualisation permet de pouvoir pallier en partie ou complètement les points faibles de notre système d'exploitation principal.

        En gros, virtualiser un ordinateur, c'est de faire fonctionner un système d'exploitation dans un autre système d'exploitation. Contrairement au double-amorçage (« dual-booting »), on n'a pas à choisir entre deux systèmes lors du démarrage de notre ordinateur. On peut amorcer le système d'exploitation qu'on préfère et faire fonctionner le second comme un programme à l'intérieur de celui-ci.

        Un des principaux points faibles de la virtualisation, c'est qu'il est impossible d'atteindre la performance réelle d'un système d'exploitation. La vraie performance ne s'atteint que lorsqu'on installe réellement le système d'exploitation sur l'ordinateur et qu'on l'amorce au tout début du démarrage. Il est aussi recommandé d'avoir un ordinateur récent et assez puissant pour virtualiser efficacement un ordinateur. J'ai déjà virtualisé Windows 7 dans un miniportatif (« netbook ») fonctionnant sous Windows XP, mais c'est très très lent.

        La virtualisation peut être tout de même très utile dans certains cas. Par exemple, certains programmes Windows très utiles ne fonctionnent pas sous Linux comme OneNote 2010 de la suite Microsoft Office 2010 qui sert à prendre des notes de cours facilement. En virtualisant un système Windows XP à l'intérieur d'un système Linux, il est possible de facilement ouvrir les documents OneNote sans avoir à amorcer un système Windows au démarrage de l'ordinateur.

        Il existe plusieurs logiciels sous Linux et sous Windows permettant de virtualiser des ordinateurs. Le premier que j'ai connu est Microsoft Virtual PC. C'est un logiciel ne fonctionnant que sous Windows et ne virtualisant vraiment bien que les systèmes Windows. Le second que j'ai utilisé assez longtemps et par lequel j'ai remplacé Virtual PC est VMware Player. Il est capable de virtualiser les systèmes Linux, Windows et autres. Il fonctionne très bien sous Linux et sous Windows. Le dernier logiciel que j'ai découvert très récemment est VirtualBox. Il fonctionne mieux sous Linux que Vmware Player d'après mes derniers essais. Il peut aussi être installé sous Windows et sous Mac. Ces trois logiciels sont tous téléchargeables gratuitement.

        Pour les utiliser, il suffit de les installer et de créer un nouvel ordinateur virtuel. Ensuite, il faut entrer un disque d'installation dans notre ordinateur et démarrer l'ordinateur virtuel. L'installation d'un système d'exploitation sous un logiciel de virtualisation se déroule de la même manière que sous un ordinateur réel. Bien entendu, pour virtualiser un système Windows, il faut se procurer un disque d'installation et une clef de produit pour l'utiliser légalement. Cependant, on peut installer les systèmes Linux facilement et gratuitement pour les essayer dans Windows avant de les installer directement sur son ordinateur.

        Voilà en gros ce que « virtualiser un ordinateur veut dire ». C'est donc un outil très utile pour tester de nouveaux programmes ainsi que pour étendre la compatibilité de son système d'exploitation. Bonne exploration de nouveaux logiciels!

        Ressource supplémentaire :
        Installer VirtualBox

        2011/07/16

        Installer des programmes et des mises à jour sous Ubuntu

        Installer des programmes et les mettre à jour sont des opérations de bases qu'il est utile de connaître lorsqu'on utilise un ordinateur. Sans les mises à jours, on risque des problèmes de sécurité, de stabilité ou simplement de ne pas pouvoir utiliser les dernières fonctions ajoutées à nos programmes préférés.

        Sous Ubuntu, l'installation de nouveaux programmes et la mise à jour de tous les programmes est centralisée en un seul système qui a deux visages. Le premier visage est celui du terminal avec l'utilisation de la commande « apt-get ». Le second visage se traduit par le gestionnaire de paquets.

        Pour le terminal, les commandes utiles à connaîtres sont :
        1. « sudo apt-get update » qui sert à mettre la cache des dépôts à jour pour trouver les dernières mises à jour.
        2. « sudo apt-get upgrade » qui sert à mettre à jour les programmes qui peuvent être mis à jour selon la cache des dépôts.
        3. « sudo apt-get dist-upgrade » qui sert lorsque certaines mises à jour ont été retenues lors de l'utilisation de la commande précédente. (Certaines mises à jour spéciales demandent la désinstallation d'autres programmes. Elles ne sont donc effectuées qu'avec cette commande. Les mises à jour du noyau Linux nécessitent aussi cette commande pour s'effectuer.)
        4. « sudo add-apt-repository NomDuDépôt » qui sert à ajouter un nouveau dépôt en remplaçant NomDuDépôt par le nom du dépôt à ajouter.
        5. « apt-cache search MotDeRecherche » qui sert à chercher un programme en lien avec un mot de recherche dans la cache des dépôts.
        6. « sudo apt-get install NomDuProgramme » qui sert à installer un nouveau programme en raplaçant NomDuProgramme par le nom du programme à installer.
         Pour le gestionnaire de paquets, la marche à suivre est plus simple :
        Image 1 : Gestionnaire de mises à jour - Ubuntu 11.04
        1. Pour mettre à jour, ouvrir le gestionnaire de mises à jour et cliquer sur « Installer les mises à jour ».
        2. Pour installer un nouveau programme:
        3. Image 2 : Gestionnaire de paquets Synaptic - Ubuntu 11.04 - Installer un programme
          1. Ouvrir le gestionnaire de paquets Synaptic et chercher le programme en entrant son nom dans la barre de recherche et cliquer sur « Rechercher » .
          2. Cliquer sur la petite case à gauche du nom du programme à installer et sélectionner l'option « Sélectionner pour installation ». Une boîte de dialogue apparaîtra probablement ensuite pour vous informer des autres sous-programmes nécessaires à installer pour le fonctionnement de votre programme. Il suffit d'accepter et le programme s'installera avec tous les sous- programmes requis.
        4. Pour ajouter un  dépôt :
        5. Image 3 : Gestionnaire de paquets Synaptic - Ubuntu 11.04 - Ajouter un dépôt
          1. Ouvrir le gestionnaire de paquets Synaptic et cliquer sur l'onglet « Configuration », puis sur l'option « Dépôts ». Une nouvelle fenêtre apparaît.  
          2. Cliquer sur l'onglet « Autres logiciels ».
          3. Cliquer sur le bouton « Ajouter ... ». Une nouvelle boîte de dialogue apparaît.
          4. Entrer le nom du dépôt à ajouter.
          5. Cliquer sur le bouton « Ajouter une source de mise à jour ».
        Les variantes d'Ubuntu auront des logiciels différents, mais similaires au gestionnaire de paquets Synaptic et au gestionnaire de mises à jour. Cependant, les commandes en terminal sont toujours les mêmes peu importe les versions d'Ubuntu. Donc, si vous n'arrivez pas à trouver les bons logiciels, passez par le terminal, c'est aussi facile et beaucoup plus rapide.

        Voilà, maintenant, il vous est possible d'installer des programmes et des mises à jour sous Ubuntu.

        P.S. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le fonctionnement des paquets, le « site du zéro» donne de bonnes explications sur le sujet. (Lien externe : http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-12808-installer-des-programmes-avec-apt-get.html#ss_part_1)

        Installer Firefox 5 sous Ubuntu

        Avoir les dernière mises à jour de son navigateur internet préféré est assez important. On peut souvent profiter d'une meilleure sécurité, d'une interface améliorée ou de nouvelles options utiles.

        J'utilise Kubuntu 10.10 et je me suis rendu compte récemment que mon navigateur Firefox ne se mettait pas à jour automatiquement. Étant donné que Firefox 5 est sortit à la fin du mois de juin, le dépôt pour son installation n'était pas dans ma liste de dépôts.

        Après un peu de recherche, j'ai trouvé la marche à suivre sur ce site : http://www.ubuntugeek.com/how-to-install-firefox-5-on-ubuntu.html (lien externe).

        Essentiellement, on passe par le terminal et on suit ces étapes :
        1. Ajout du dépôt avec la commande « sudo add-apt-repository ppa:mozillateam/firefox-stable »
        2. Mise à jour de la cache des paquets avec « sudo apt-get update »
        3. Installation de la mise à jour de Firefox à Firefox 5 avec la commande « sudo apt-get upgrade »
        Voilà, vous devriez maintenant pouvoir profiter de Firefox 5 sous Ubuntu. Bonne navigation!

        P.S. Il est aussi possible de passer par le gestionnaire de paquets et le gestionnaire de mises à jour. Suivez la démarche expliquée dans cet article « Installer des programmes et des mises à jour sous Ubuntu » (lien interne). Il suffit de suivre la procédure pour ajouter le dépôt à la liste des dépôts et d'aller dans le gestionnaire des mises à jour ensuite.

        2011/07/11

        Installer KDevelop

        L'installation de KDevelop sous Linux se fait assez facilement graphiquement et par le terminal.

        Si on veut passer par une interface graphique, on peut passer par le gestionnaire de paquets et simplement rechercher « KDevelop » dans la barre de recherche. On clique ensuite sur le programme et on clique « Installer ».

        Si on veut y aller directement par le terminal, on n'a qu'à entrer la commande « sudo apt-get install kdevelop ».

        Ensuite, il faut installer CMake pour être capable de compiler nos projets en C++ s'il n'est pas déjà installé.

        Encore une fois, on peut passer par le gestionnaire de paquets ou par le terminal en entrant la commande "sudo apt-get install cmake".

        Finalement, il reste à ouvrir KDevelop et à créer un premier projet dans lequel on pourra travailler. Lors de l'ouverture d'un premier projet, on configure aussi KDevelop pour utiliser CMake. Tous les projets ouverts par la suite utiliseront cette configuration pour la compilation.

        Donc pour ouvrir un premier programme et configurer CMake on y va de cette manière :

        1 - Ouvrir KDevelop.

        Image 1 : Écran principal de KDevelop sans projet ouvert.
        2 - Aller dans «Project -> New From Template... ».

        Image 2 : Gestionnaire de création d'un nouveau projet.
        3 - Le gestionnaire de création d'un nouveau projet s'ouvre et on clique sur « C++ -> No GUI (CMake) -> Simple CMake-based C++ application ». (C'est l'équivalent d'ouvrir un projet vide pour console sous Visual Express C++.)

        Image 3 : Gestionnaire de création d'un projet rempli.
        4 - Entrer un nom pour votre projet sous « Application Name ». Vérifier si le fichier d'enregistrement convient sous la zone « Location ». Cliquer sur « next », puis, sur « Finish ».
        Image 4 : Fenêtre de configuration CMake et sélection du dossier de compilation.
        5 - La fenêtre de configuration de la compilation apparaît ensuite. Dans la zone « CMake Binary », on doit écrire le chemin d'accès où se trouve le programme CMake. CMake devrait être dans « /usr/bin/cmake ». Cette fenêtre apparaîtra à chaque début de création de nouveau projet, mais la destination du programme CMake sera déjà complétée puisque le programme se souviendra de celle du premier projet créé. On clique sur « Ok » pour continuer.

        Image 5 : Interface de développement avec projet ouvert et compilé.
        Voilà, KDevelop est configuré pour pouvoir compiler les projets écrits en C++. On arrive maintenant dans l'interface de développement. Pour tous les projets nouvellement créés, on obtient toujours un petit fichier « main.cpp » préparé d'avance pour nous qui crée un programme qui, une fois compilé, permet d'afficher la phrase « Hello, world! » dans une console ou un terminal.

        Pour compiler on tape soit sur la touche F8 ou on va dans  « Project -> Build Selection ». Ensuite, on peut ouvrir un terminal ou cliquer sur l'icône « Konsole » en bas au centre de l'interface pour faire apparaître un terminal directement dans l'interface. (Je crois que le bouton « Konsole » n'existe que si on est sous Kubuntu.) Il faut ensuite aller dans le dossier où le programme aura été créé pour notre projet c'est le chemin se trouvant dans la zone « Build Directory » de l'image 4. Ici, j'utiliserais donc la commande « cd /home/nicolas/projects/test/build/ ». Il ne reste plus qu'à exécuter le programme en lançant la commande « ./test » (de manière plus générale « ./NomDuProjet »). Le programme devrait s'éxecuter dans le terminal.

        Voilà, maintenant à vous de créer vos propres projets!

        P.S. J'ai testé ces commandes sous Kubuntu et Xubuntu. Les variantes d'Ubuntu devraient êtres compatibles et les variantes Debian de Linux le devraient probablement aussi étant donné qu'Ubuntu est une variante Debian.

        Lien interne :
        KDevelop vs Visual C++ Express

        Lien externe :
        http://userbase.kde.org/KDevelop4/Manual/Getting_started (Documentation officielle)

        Programmer en C++ sous Linux : KDevelop vs Visual C++ Express

        Au moment où j'ai effectué mon virage vers Linux en mars 2011, j'étais en plein apprentissage de la programmation orientée-objet en C++. Je connaissais déjà l'environnement de programmation de Visual C++ Express sous Windows que je trouvais assez complet et facile à utiliser.
        Je suis donc parti à la recherche d'un bon environnement de programmation pour mon système Kubuntu. Je suis tombé sur le logiciel KDevelop que j'ai rapidement appris à aimer et par lequel j'ai remplacé Visual Express.

        L'interface de KDevelop est très très similaire à celle de Visual Express. Selon moi, les programmeurs débutant en C++ qui ont dabord appris à connaître Visual Express n'auront aucun mal à apprivoiser KDevelop.

        Le logiciel est basé sur la bibliothèque graphique KDE (celle utilisée par Kubuntu). Pour ceux qui utilisent déjà Kubuntu l'installation ne prend donc pas beaucoup de mémoire. Pour ceux qui utilisent d'autres systèmes Linux n'utilisant pas les bibliothèques KDE, l'installation occupe un peu plus de mémoire sur le disque dur.

        Les points forts de KDevelop :
        1. La facilité à créer un groupe d'entête et de fichier de code en une étape pour la création d'une nouvelle classe. La plupart des classes écrites dans un programme en C++ nécessitent la création d'un fichier .h , l'entête, et d'un fichier .cpp pour le codage des méthodes. Il faut aussi inscrire certaines instructions clefs dans l'entête et le fichier de code avant de programmer. KDevelop s'occupe de tout ça, on n'a qu'à lui donner le nom de la classe à créer.
        2. La complétion automatique des entêtes des fonctions et des méthodes.  Dès qu'on commence à écrire le début de l'entête d'une méthode, le logiciel offre rapidement une liste des complétions possible. On a qu'à choisir le nom de la méthode et le logiciel termine l'écriture de l'entête et des accolades. 
        3. Les bibliothèques sont plus à jour et plus complètes que Visual Express. Les bibliothèques Boost ou les plus récents ajouts à la STL (« Standard Template Library ») sont plus à jour sous KDevelop. Sous Visual Express, il faut parfois attendre la prochaine version du logiciel avant de pouvoir profiter des plus récents ajouts au C++. Les bibliothèques graphiques, comme Qt, sont plus facilement utilisables sous KDevelop.
        4. Aucun plantage durant la compilation. Visual Express a parfois tendance à planter lors du début de la compilation et il renvoie une erreur de « Link ». Dès qu'on réessaie, l'erreur disparaît. KDevelop ne souffre pas de ce genre de problème.
        5. C'est un logiciel à code source libre. On a donc tous les avantages des logiciels de ce type, comme des mises à jours plus rapides, la possibilité de modifier le code source du programme et la gratuité.
        Les points faibles de KDevelop :
        1. Certaines commandes comme « system("pause") » ou « system("cls") » ne fonctionnent pas sous KDevelop, car ces instructions ne fonctionnent que pour Windows.
        2. Il faut configurer KDevelop pour le language C++ avant de commencer à l'utiliser.
        3. Un fonctionnement parfait sous Kubuntu, mais parfois plantant dans d'autres environnements graphiques. J'ai eu plusieurs problèmes sous Xubuntu.
        4. Plante parfois après fermeture. C'est plutôt une question de goût, c'est juste un peu laid d'avoir un message de plantage à la suite de la fermeture même si ça n'engendre aucun autre inconvénient.
        Il existe d'autres environnements de programmation pour Linux, comme Anjuta pour les interfaces graphiques gnome, mais pour l'instant KDevelop me satisfait amplement.

        En résumé, si vous voulez programmer en C++ sous Linux, KDevelop est un choix très intéressant. Il est aussi facile et plus agréable à utiliser que Visual Express.


        Lien interne :
        Installer KDevelop

        Lien externe :
        http://kdevelop.org/ (Site officiel)

        2011/07/08

        Installer les pilotes les plus récents pour les cartes « ATI/AMD graphics »

        NOUVEAU (2012-04-15) :  le wiki non-officiel des pilotes AMD semble donner de très bonnes informations spécifiques à plusieurs distributions en ce qui concerne l'installation des pilotes propriétaires d'AMD. Le site est en anglais bien sûr : http://wiki.cchtml.com/index.php/Category:Distributions

        AJOUT (2011-12-24) : Après quelques problèmes avec les version 11.04 et 11.10 j'ai décidé de retomber à 10.04. En ce faisant, j'ai eu besoin de résoudre certains conflits dans les dépendances du programme de driver d'AMD. Pour réussi l'étape 4 décrite ci-dessous, j'ai dû installer les packages suivants : dpkg-dev, debhelper, execstack, cmake et gcc (sudo apt-get install cmake debhelper dpkg-dev execstack gcc devrait pouvoir tout installer). Puis, pour réussir à faire l'étape 5, il a fallut que j'installe les paquets suivants : lib32gcc1, libc6-i386 et dkms (encore une fois,sudo apt-get install dkms lib32gcc1 libc6-i386 pour tout régler).

        ATTENTION POUR LES ÉTAPES DÉCRITES PLUS BAS DANS LE BILLET :
        1. Si vous aviez exécuté l'étape 5 sans succès à cause de dépendances manquantes et que vous avez réglé les dépendances par la suite avec apt-get, apt-get devrait compléter l'installation automatiquement.
        2. Si après avoir suivi les 5 étapes d'installation vous n'arrivez pas à ouvrir le panneau de configuration avec la commande sudo amdcccle, essayez la commande aticonfig --initial=check. Si elle vous retourne un message précisant qu'il n'y a pas de configuration pour fglrx lancez la commande aticonfig --initial (ATTENTION, CETTE COMMANDE MODIFIE UN FICHIER DE CONFIGURATION, ELLE FAIT UNE SAUVEGARDE AVANT DE MODIFIER). Ça semble bien fonctionner sous 10.04, je n'en ai pas eu besoin sous 10.10,11.04 et 11.10.
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        Je suis définitivement passé à Linux avec Kubuntu 10.10 au cours du mois de mars 2011. Mon ordinateur utilise une carte graphique radeon hd 5670. Elle doit donc utiliser les pilotes propriétaires écrits par AMD pour fonctionner.

        Jusqu'au mois de juin, le seul pilote que j'utilisais était celui qui était installable par le gestionnaire des pilotes supplémentaires. C'était un des pilotes de la version 8 qui était assez vieux étant donné que la version actuelle des pilotes est la version 11.

        Après être fatigué de certains bogues affectant un nouveau jeu auquel je joue, j'ai commencé une nouvelle recherche pour comprendre comment aller chercher les pilotes plus récents directement sur le site d'AMD et les installer à partir du terminal.

        C'est sur un blog en anglais (site externe : http://mygeekopinions.blogspot.com/2011/06/how-to-install-atiamd-catalyst-linux.html) que j'ai enfin trouvé la démarche claire et simple des commandes à entrer au terminal pour faire l'installation manuellement des pilotes les plus récents.

        La méthode que j'ai utilisée est basée sur Ubuntu 11.04. La voilà :
        1. Télécharger le pilote pour sa carte graphique sur le site d'AMD
        2. Ouvrir le terminal et utiliser la commande «cd /home/utilisateur/Téléchargements/ » pour se placer dans le répertoire où se trouve le pilote qu'on a téléchargé. Ce qui est souligné devrait être changé par votre répertoire.
        3. Entrer la commande «chmod +x ati-driver-installer-11-6-x86.x86_64.run». Ce qui est souligné devrait être le nom du fichier où se trouve le pilote. On utilise ici la version 11.6 du pilote.
        4. À partir du fichier d'installation, on crée un exécutable avec l'extension «.deb». Il faut utiliser la commande «sudo sh ./ati-driver-installer-11-6-x86.x86_64.run --buildpkg Ubuntu/natty». Ce qui est souligné indique pour quelle distribution on veut créer un installateur. Ici on a Ubuntu/natty, soit Ubuntu 11.04. J'ai changé ce terme par Ubuntu/maverick, car je suis sous Kubuntu 10.10 qui est basé sur « Ubuntu 10.10 - Maverick Meerkat ». (pour ceux qui ne l'avaient pas encore remarqué, chaque nouvelle version d'Ubuntu est identifiée par un nombre et par un nom de code)
        5. Finalement, on installe le pilote à partir de l'exécutable avec la commande «sudo dpkg -i fglrx*.deb». (L'astérisque remplace le reste du nom de l'exécutable, on pourrait aussi utiliser son nom complet.)
        Après ces étapes, j'ai redémarré mon ordinateur juste au cas. J'ai vu quelques améliorations satisfaisante en ce qui concerne mon jeu.

        J'ai testé cette méthode sous Kubuntu 10.10. Le blog sur lequel je l'ai lu utilisait Ubuntu 11.04. J'imagine que les pilotes des autres cartes graphiques ATI/AMD s'installent de manière similaire, mais je ne peux en être sûr, car je n'est testé cette méthode que sur mon ordinateur.

        P.S. Si vous voulez accéder au panneau de configuration d'ATI («ATI catalyst control center») et que vous avez des problèmes pour le lancer en mode administrateur à partir de l'icône dans le menu où se trouvent les autres propriétés de votre système (il ne s'ouvre tout simplement pas pour moi), lancez la commande «sudo amdcccle» dans votre terminal. Il faut absolument travailler en mode administrateur pour que les changements apportés soient sauvegardés.

        2011/06/27

        Ubuntu sur sa télé - Partie 1 : Se battre avec Nvidia

        Hier, j'ai commencé à préparer l'ordinateur que je veux ajouter au cinéma maison familial. Après m'être battu avec deux de mes clefs USB, pendant une partie de la matinée, j'ai été sauvé par un lecteur CD externe qui m'a permis d'installer Ubuntu 11.04 convenablement en début d'après-midi.

        La bataille pour l'installation étant gagnée, je suis ensuite allé connecter l'ordinateur sur notre récepteur audio/vidéo qui lui-même est connecté à une télé 60 pouces à rétroprojection. J'ai utilisé la prise HDMI provenant de la carte Nvidia 9600 GS installée dans l'ordinateur. Dès l'allumage, j'étais content de voir que les informations du BIOS s'affichaient bien et que l'image affichée était belle et en 1080i sans avoir à rien sélectionner. Le son était aussi très clair.

        Cependant, une fois passé l'écran d'accueil, je me suis retrouvé sur un bureau dont tous les côtés étaient coupés d'environ 5% à 10%, comme si on avait fait un agrandissement sur le centre. Sans m'en douter, la bataille pour les paramètres Nvidia commençait.

        Mon premier réflexe a été d'aller voir le gestionnaire de pilotes supplémentaires. Dans Ubuntu, les pilotes de compagnies privées (comme Nvidia) sont rarement installés par défaut. Il faut aller les sélectionner soi-même pour les installer et les activer. En vérifiant ce gestionnaire, je me suis rendu compte, qu'étrangement, le pilote 173 de Nvidia était installé, mais inutilisé.

        La deuxième étape a consisté à utiliser le panneau de configuration Nvidia pour voir s'il était possible de régler le problème d'affichage par là. La meilleure manière d'y accèder pour être capable de l'utiliser avec les droits d'administrateurs est de passer par le terminal et de taper sudo nvidia-settings. De cette manière, on aura pas d'erreur si on choisit de sauvegarder nos modifications d'écran en cliquant sur « Save to X Configuration File ». (Pour ceux qui se le demandent, le fichier de configuration est à /etc/X11/xorg.conf)

        Le programme nvidia-settings une fois lancé.
        Dans cette version du programme, j'ai été incapable de trouvé quelque option que ce soit qui aie un effet sur la perte de pixels qui se produit sur ma télévision.

        Avec quelques recherches, j'ai appris comment mettre à jour le pilote Nvidia à une version plus récente grâce à quelques commandes en terminal et au gestionnaire de pilotes supplémentaires. La version que j'ai été en mesure d'installer est la 270.41.19 qui est beaucoup plus récente que la 173. Les commandes que j'ai trouvées sont les suivantes :
        sudo apt-add-repository ppa:ubuntu-x-swat/x-updates
        sudo apt-get update
        sudo apt-get install nvidia-current 
        (lien externe en anglais : http://www.multimediaboom.com/install-nvidia-driver-ubuntu-1-04-11-10-ppa/)
        Normalement, avec la dernière commande, les bons pilotes auraient dû s'installer. Mais, quand j'ai redémarré l'ordinateur, rien n'avais changé à l'écran et nvidia-settings me disait toujours que les pilotes utilisés étaient de la version 173.

        Avec un peu plus de recherche, j'en suis arrivé à la conclusion que j'aurais dû désinstaller le pilote 173 avant d'installer le 270 et de vérifier que le pilote à code source libre « Nouveau » soit lui aussi désinstallé puisqu'il est installé par défaut dans Ubuntu 11.04. J'ai donc exécuté la commande suivante :
        sudo apt-get --purge remove xserver-xorg-video-nouveau 
        qui désinstalle le pilote « Nouveau » (documentation externe en anglais : https://help.ubuntu.com/community/BinaryDriverHowto/Nvidia).

        Pour désinstaller le pilote 173, je suis allé dans le gestionnaire de pilotes supplémentaires. Ensuite, j'ai activé le 270 au même endroit en choisissant le pilote Nvidia dit « courant » (ou « current » en anglais). Dans la documentation que j'ai liée précédemment, il est écrit qu'il peut être nécessaire de lancer la commande sudo nvidia-xconfig pour que le pilotes s'initialise complètement après.
        Gestionnaire de pilotes supplémentaires (version anglaise)

        J'ai redémarré par la suite juste pour être sûr que la modification se soit bien faite (vieille habitude souvent profitable sous Windows, mais souvent inutile sous Linux). J'ai remarqué que l'image affichée était plus belle, mais ça ne réglait par pour autant le problème de coupure des bordures de l'écran. Encore une fois, nvidia-settings ne m'offrait aucune option utile pour régler ce problème.

        Après quelques recherches dans la documentation des pilotes de Nvidia, j'ai été incapable de trouver une option qui puisse m'aider même en modifiant manuellement le fichier xorg.conf où sont enregistrés les paramètres de l'écran.

        Après toutes mes recherches, je sais maintenant que ma télé fait du « surbalayage » ( « overscan » en anglais ). C'est pour ça que tant de lignes en périphérie de la zone du bureau sont perdues. Je suis déçu du fait que Nvidia n'offre pas dans ses paramètres une option pour régler ce problème.

        Nvidia gagne pour l'instant. Ce n'est pas par l'angle du pilote que je vais gagner. Cependant, Linux est plein de ressources et plusieurs autres solutions s'offrent à moi pour pallier le manque d'options offertes par nvidia-settings.

        La recherche continue!
        xrandr, xvidtune, xorg.conf ? ...

        2011/06/26

        Comment installer ou essayer Ubuntu

        Aujourd'hui, j'ai installé pour une nouvelle fois Ubuntu 11.04 sur un ordinateur que je veux utiliser comme lecteur de vidéos et de musique pour le cinéma maison familial. Je suis passé par quelques péripéties au cours de la journée qui pourraient être utiles pour certains d'entre vous qui pensent à installer une des variantes de Linux.

        La première étape est bien sûr d'aller télécharger l'image de la version d'Ubuntu qu'on veut installer. On peut facilement trouver les bons sites de téléchargement en entrant rapidement le mot Ubuntu dans un moteur de recherche, mais, pour ceux qui ne veulent pas chercher, ils sont ci-dessous :
        UBUNTU : http://www.ubuntu.com/download/ubuntu/download
        KUBUNTU : http://www.kubuntu.org/getkubuntu/download
        LUBUNTU :  http://lubuntu.net/
        De ces 3 versions qui sont mes préférées, Lubuntu est la plus légère. Les sites officiels sont clairs, mais ils ne sont qu'en anglais.

        Il y a deux méthodes principales qui nous sont offertes pour l'installation d'Ubuntu : la clef USB ou le CD/DVD. Des deux méthodes, celle qui la plus facile est l'installation par CD.

        La plupart des ordinateurs sont configurés pour s'amorcer à partir d'un lecteur CD avant de vérifier leurs disques dur. Il suffit donc d'entrer le CD dans l'ordinateur et de redémarrer pour entrer dans l'environnement d'installation.  Si le CD ne démarre pas automatiquement, il peut y avoir 3 raisons à cela : 1) l'ordinateur n'est pas configuré pour s'amorcer par CD; 2) le CD est mal gravé; 3) l'image s'est corrompue entre le téléchargement et la gravure.

        Dans le premier cas, on règle le problème en allant dans le BIOS pour changer l'ordre d'amorçage des médias de données ou en tapant de manière répétée sur la touche (souvent échap (ESC) ou une des touches de fonctions comme F12) qui ouvrira une liste d'amorçage (« boot menu » ) dès le démarrage de l'ordinateur. Dès que la liste d'amorçage est ouverte, on choisi le lecteur CD pour l'amorcer.
        Exemple d'une liste d'amorçage
        Le deuxième et le troisième cas méritent d'être traités ensemble. Il est utile de vérifier le code md5sum de l'image premièrement pour s'assurer de l'intégrité de l'image. Ensuite, si le logiciel de gravure le permet, toujours graver avec l'option de vérification de la gravure activée. Le site officiel d'Ubuntu nous envoie vers un logiciel de la compagnie Cygwin pour lire ce code sous Windows. (lien externe : https://help.ubuntu.com/community/HowToMD5SUM)

        Fait à noter, le lecteur CD utilisé peut être externe ou interne et ça marche aussi bien.

        Les clefs USB peuvent être parfois problématiques. La clef USB étant un média beaucoup plus récent que le CD, il peut être difficile de la faire s'amorcer à partir d'un vieil ordinateur. J'ai eu moi-même plusieurs difficultées au cours de la journée avec cette technique. Je me suis rabattu sur le CD à la fin.

        Cependant, on ne peut pas toujours utiliser un CD, car un ordinateur peut ne pas avoir de lecteur CD/DVD installé. Les mini-portables, comme les «netbook», en sont un exemple.

        Pour utiliser une clef USB, il faut utiliser un logiciel qui permet d'écrire l'image d'Ubuntu sur ce type de média. Le site officiel d'Ubuntu nous envoie vers le logiciel gratuit « Universal USB Installer ». (lien externe : http://www.pendrivelinux.com/downloads/Universal-USB-Installer/Universal-USB-Installer.exe ) (Ce logiciel est pour Windows, les distributions d'Ubuntu ont normalement un logiciel préinstallé pour ce genre de tâche.) Une fois la clef gravée, il suffit de la connecter à l'ordinateur sur lequel on veut installer et de le démarrer. Cette fois, il faut absolument faire apparaître la liste d'amorçage. Normalement, si la clef ne veut pas redémarrer, on peut la reformater et réécrire l'image. Cepedant, il se peut que cela ne fonctionne pas et là ça devient assez long d'essayer de comprendre pourquoi, car il y a plusieurs possibilités qui peuvent expliquer cette situation.

        Une fois entré dans le média d'installation, on se retrouve devant cet écran ou un écran très similaire :
        Écran de départ d'un média d'installation d'Ubuntu 11.04
        À partir de cet écran on a le choix entre deux options essayer ou installer Ubuntu. Les CD et les clefs USB obtenus à partir d'une image d'Ubuntu sont interactifs. On peut donc décider de ne pas installer Ubuntu tout de suite, mais seulement de l'essayer pour voir s'il nous plaît. Par contre, les performances ne seront pas aussi bonnes qu'une fois l'installation complète effectuée.

        Si on décide d'installer, d'autres écrans suivent nous demandant d'entrer les informations nécessaires (heure et date, nom d'utilisateur et mot de passe) pour créer un compte d'utilisateur. L'installation est simple et rapide et s'exécute en moins d'une heure normalement.

        Ubuntu et ses variantes sont, selon moi, des systèmes d'exploitation simples et rapides à utiliser. Ils sont idéaux pour tous ceux qui veulent découvrir Linux en douceur. Donc pour ceux qui sont tentés par Ubuntu, allez-y essayer le, mais, un conseil général à ne jamais oublier, faites une sauvegarde du disque dur de l'ordinateurs sur lequel vous allez installer ou de la clef USB que vous allez utiliser! Avec nos photos préférées ou nos travaux importants, on est jamais assez prudent.

        Bon essai à tous!